Tribut humain de FOUGÈRES-SUR-BIÈVRE pendant la GUERRE de 1939-1945

 

Tribut humain de FOUGÈRES-SUR-BIÈVRE
pendant la GUERRE de 1939-1945

Article rédigé par Jeannine Roux-Tabor et Michel Roux à partir de leur travail d' archives.

Note préliminaire : L’état civil des personnes évoquées dans cet article a été établi au 1er septembre 1939 (date de la déclaration de la seconde guerre mondiale). L’ordre des prénoms est celui indiqué sur leur acte de naissance de même pour l’orthographe de leurs nom patronymique et prénoms.

 

 

1 Monument aux Morts

Voir le Blog de François COULON « Mémoire de Fougères-sur-Bièvre » article « Le Monument aux Morts pour la France de Fougères sur Bièvre- érigé en 1920- déplacé en 2002-rajouts en 2022 ».

                                                 Monument aux Morts de Fougères-sur-Bièvre

Réaménagements du Monument aux Morts

 Demande de déplacement des poteaux affectant le site du Monument aux Morts :

 


Poteau téléphonique du monument

Monsieur le Maire expose qu’il y aurait lieu de demander à l’administration P.T.T. l‘ enlèvement du poteau téléphonique qui se trouve auprès du monument aux Morts car il dépare celui-ci.

Après délibération le conseil approuve et charge le Maire de faire le nécessaire auprès des P.T.T.

Poteau électrique du monument

Monsieur le Maire expose qu’il y aurait lieu de demander à l’administration de l’électrification rurale l’enlèvement du pylône électrique qui se trouve auprès du monument aux Morts car il est inesthétique.

Après délibération le conseil approuve et charge le Maire de faire le nécessaire auprès de l’électrification rurale.

Conseil municipal du 12 avril 1948-Enlèvement des poteau et pylône disgracieux. 



Conseil Municipal du 17 octobre 2002 : Déplacement du Monument aux Morts ; Travaux effectués par l’Entreprise BRISEMUR. Inauguration le 23 novembre 2002.


2 Morts pour la France

Ils sont inscrits sur le Monument aux Morts de Fougères-sur-Bièvre. 

Plaque du Monument aux Morts de Fougères-sur-Bièvre. Guerre 39-45.


CARTEREAU Jacques-Marcel

 État civil

·        Né le 3 février 1913 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Maçon à Fougères-sur-Bièvre.

·        Célibataire.

·        Décédé le 27 mai 1940 à Marquillies (Nord).

 

Situation militaire (Fiche matricule n°342)

·        Parti aux armées le 31 août 1939.

·        Soldat du 131e RI,

·        Tué le 27 mai 1940 à Marquillies (Nord).

·        Mention ‘Mort pour la France’.

·        Son corps est inhumé à Fougères, aux frais de la commune.

 

 

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Retour du corps de Cartereau Jacques

Monsieur le Président expose qu’il y a lieu de prévoir la dépense pour frais d’inhumation du soldat Cartereau Jacques dont le corps a été ramené à Fougères.

Après délibération le Conseil décide que les frais d’inhumation (creusement et comblement de la fosse) seront pris en charge par la commune et payés sur le chapitre dépenses imprévues.

Décision du Conseil Municipal du 5 mai 1948.

 

Claude RAYNAUD se souvient que, ce jour-là, les enfants de l’école ont défilé jusqu’au cimetière.

 

‘Notre Frère

Marcel CARTEREAU

Mort pour la France

1940 – 1945’

Sépulture de Marcel CARTEREAU – Vieux cimetière.



CHEVALLIER Maurice Vital Auguste

État civil

·        Né le 13 novembre 1913 à Chitenay.

·        Ouvrier agricole.

·        Célibataire.

·        Décédé le 9 juin 1940 à Pontavert (Aisne).


 Situation militaire (Fiche matricule n°1191)

·        Parti aux armées le 11 septembre 1939.

·        Soldat au 113e RI.

·        Tué le 9 juin 1940 à Pontavert (Aisne).

·        Mention ‘Mort pour la France’.

 


DUCHET Maurice Raphaël

État civil

·        Né le 30 mars 1913 à Fougères-sur-Bièvre

·        Profession ?

·        Marié le 23 septembre 1939 à Choisy-le-Roi avec Simone Marie Marguerite FOUTEIX.

·        Décédé le 16 juin 1940 à Chartainvilliers (Sarthe).


Situation militaire (Fiche matricule n° ?)

·        Sergent-Chef du 26e Régiment de Tirailleurs Sénégalais (26e RTS).

·        Tué pendant la bataille de France le 16 juin 1940 à Chartainvilliers (Sarthe).

·        Mention ‘Mort pour la France’.

 

Le 16 juin 1940, pendant la Bataille de France, d'importants combats ont eu lieu sur les coteaux de Chartainvilliers, où l'armée française avait installé des canons pour arrêter l'avancée de l'armée nazie. 56 soldats du 26e régiment de tirailleurs sénégalais y sont tués. Une stèle rappelle ce sacrifice.

 

 

 

« A la mémoire des officiers et soldats du 26e Régiment de Tirailleurs Sénégalais tombés sur le territoire de la commune en juin 1940. Ils sont 56 ! »

 Monument aux Morts et Stèle de Chartainvilliers.

D’après : fr.wikipedia.org

 Son corps rapatrié à Fougères, fut inhumé au frais de la commune (Henri Goyer maire).



Prise en charge du complément de frais occasionné par le retour à Fougères de la dépouille mortelle du Sergent-Chef DUCHET Maurice

La commune de Fougères ayant reçu la dépouille mortelle du Sergent-Chef DUCHET Maurice décédé le 16 juin 1940 et compte tenu du remboursement forfaitaire que la commune doit recevoir de l’État.

Le Conseil Municipal décide de prendre en charge le complément de frais se rattachant à cette cérémonie.

Décision du Conseil Municipal du 24 novembre 1965.


‘Maurice DUCHET

Mort pour la France

1913-1940’

Sépulture de Maurice DUCHET – Vieux cimetière.


de QUATREBARBES Marie Foulques Xavier

État civil

·        Né le 2 octobre 1921 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Célibataire.

·        Décédé des suites de ses blessures le 17 novembre 1944 à Le Tholy Remiremont (Vosges).
Inhumé à Kaysersberg-Vignoble Nécropole Nationale Sigolsheim.

 

Situation militaire (Fiche matricule non consultable, la classe 1941 n’est pas dans le domaine public.)

·        Parti aux armées le ?

·        Brigadier-Chef au 2e RSAR (2e Régiment des Spahis Algériens de Reconnaissance).

·        Blessé le 16 novembre 1944 à Pré Champ.

·        Mention ‘Mort pour la France’.

 

‘DE QUATREBARBES Marie FOULQUES

Brigadier 2 : R.SAR.

MORT POUR LA FRANCE le 17-11-1944’

 

Sépulture de Foulques de QUATREBARBES - Nécropole Nationale Sigolsheim. Fr.wikipedia.com

 

Le 15 novembre 1944, après avoir traversé Le Tholy (Vosges) dans le brouillard et 20 cm de neige, et poussant le 16 novembre vers le Pré Champ, l'Escadron RONOT, resté en flèche devant le pont Est de Pré Champ sauté, poursuit sa progression à pied malgré les tirs continus et violents de l'artillerie et des mortiers ennemis.

Le Brigadier-chef de QUATREBARBES est blessé mortellement dans sa tourelle. Le Brigadier MEAUDRE est tué à côté de lui.

D’après fr.findagrave.com

Citation à l'Ordre de l'Armée du 21 mars 1945.

 

De Quatrebarbes (Foulques), brigadier au 2ème Régiment de spahis, gradé d'une très haute valeur morale. A fait depuis le début de la campagne, l'admiration de ses chefs et de ses camarades par sa bravoure et son sang-froid, joints à des qualités de cœur exceptionnelles. A été mortellement blessé le 15 novembre 1944, à la sortie Est de Pré Champ (Vosges), alors qu'il rejoignait les avant-postes amis, après avoir protégé, sous un tir d'artillerie et de mitrailleuses ennemies le repli d'un char destroyer que les fantassins adverses cherchaient à approcher. Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme.

C. de Gaulle.

Repose parmi 1589 soldats de la 1ère Armée (Mal de Lattre de Tassigny).

D’après gw.geneanet.org



MARANT André Albert

(Les documents le concernant ne sont pas encore accessibles au public, l’acte de décès n’a pas été retrouvé à Thenay.)

 

État civil

·        Né le 16 juillet 1926 à Paris.

·        Célibataire.

·        Décédé le 19 août 1944 à Thenay.

 

Situation militaire

·        Statut militaire, résistant FFI (Forces Françaises de l’Intérieur)

·        Tué ‘accidentellement’ le 19 août 1944 à Thenay.

·        Mention ‘Mort pour la France‘.

 

Samedi 19 août 1944, un drame a eu lieu dans la ferme de Saint-Lhomer : André MARANT, pas encore 18 ans, accueilli aux Ouches, dans la famille NIVARD, fut tué ‘accidentellement’ par un camarade du maquis. Ce dernier aurait blagué avec une arme reçue par parachutage dans la clairière. Elle était chargée sans qu’il le sache. La sépulture d’André dans le cimetière est encore fleurie par quelques personnes en 2020.

D’après : ‘Fougères-sur-Bièvre au XXe siècle’ par Dr. F. COULON.

 

 

‘ICI REPOSE LE CORPS

Du FTP

MARANT André

Tombé le 19 août 1944

A l’âge de 18 ans

La Jeunesse de Fougères

En souvenir de leur Vaillant Camarade’

Sépulture de MARANT André Albert – Vieux cimetière




OURY Marcel Louis

 

État civil

·        Né le 4 juillet 1913 à Mur-de-Sologne.

·        Profession ?

·        Marié le 15 avril 1936 à Tour-en-Sologne avec GRANGER Suzanne Gabrielle.

·        Décédé à l’hôpital de Beauvais (Oise) le 8 mai 1940 pour cause de maladie contractée en service.

 

Situation militaire (Fiche matricule n°1224)

·        Parti aux armées le 2 septembre 1939.

·        2e Groupe de Reconnaissance de Division d’Infanterie (2e GRDI),

·        Mention ‘Mort pour la France’.

·        Son corps a été inhumé à Fougères aux frais de la commune.

 

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Frais d’inhumation de militaire

M. le Maire expose qu’il y a eu de prévoir le règlement de la dépense de l’inhumation du militaire OURY Marcel dont le corps a été inhumé à Fougères.

Après délibération le Conseil décide d’ouvrir pour ce faire un crédit de 1500 F à prendre sur entretien et clôture du cimetière.

Décision du Conseil Municipal du 13 février 1949.

 

‘Ici repose

Le soldat

OURY Marcel

1913-1940’

Sépulture de Marcel OURY – Vieux cimetière




3 Prisonniers de guerre

 Après leur capture, sur le sol français, par l’armée allemande, les prisonniers de guerre sont d’abord dirigés vers les « frontstalags » (camps de prisonniers installés dans les territoires français occupés), puis vers les « stalags » pour les soldats et les sous-officiers ou les « oflags » pour les officiers.

Situés en territoires allemands, les stalags et les oflags ( de I à XXI ) sont chacun organisés en 10 districts.

Les informations succinctes sur les Stalags sont issues du site : muse.jhu.edu.

 

 Localisation des camps de prisonniers en Allemagne

 

 La vie dans les camps de prisonniers en Allemagne

 Les camps étaient généralement gérés selon les directives de la Convention de Genève 29 et du Règlement de la Haye et étaient régulièrement inspectés par des représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Les prisonniers de guerre russes en ont été exclus au motif que l'URSS n'était pas signataire de la Convention de Genève et qu'en conséquence, leurs conditions de vie étaient nettement moins bonnes. En général, le traitement des prisonniers dépendait de leur nationalité. Les Français, les Britanniques et les Américains sont relativement bien traités, tandis que les Italiens, et particulièrement les Russes, subissent les conséquences des mauvais traitements.

Certains prisonniers restent dans les camps, les autres sont répartis vers les détachements de travail dépendant du stalag et travaillent principalement dans l’industrie, les mines, l’agriculture ou la foresterie.

La Convention de Genève interdit l’utilisation des prisonniers de guerre dans la production liée à la guerre, en particulier dans la fabrication et le transport d’armes et de munitions. Néanmoins, il y a eu des plaintes concernant des prisonniers ayant dû travailler sur des aérodromes, des fortifications et la production d’armes ; par exemple, le détachement 1092 à Kiel travaillait dans la production de guerre, le détachement 878 à Neumünster travaillait dans une usine aéronautique, et le détachement 329 à Pinneberg fabriquait des bombes.

Les Allemands voulaient que les prisonniers aient droit à des soins médicaux gratuits (en vertu de l’article 18 de la Convention de Genève) dans des cliniques, infirmeries ou hôpitaux proches, si la clinique du camp n’était pas équipée à cette fin.

Des violations manifestes de la Convention de Genève (en particulier le droit au rapatriement pour les personnes gravement malades ou blessées) se sont produites tout au long de la guerre. Au lieu d’être rapatriés, les prisonniers ont été renvoyés au travail et leur libération des détachements a été empêchée ou retardée par leurs employeurs ou le bureau du travail. Les rapports du CICR et de la mission Scapini, ainsi que le taux de mortalité toujours croissant, indiquent que les soins médicaux, qui n’ont jamais été de haute qualité, se sont détériorés tout au long de la guerre. Il y avait des pénuries de personnel, de médicaments et de transport, qui étaient particulièrement graves dans les détachements de travail ruraux.

 


Prisonniers habitant Fougères-sur-Bièvre

 

Fiches des prisonniers de guerre 1939-1945 conservées aux archives municipales de Fougères-sur-Bièvre et/ou aux archives départementales de Loir-et-Cher

 

BERNIER Maurice Roger

Fiche Fougères-sur-Bièvre


 

 

 État civil

·        Né le 15 février 1915 à Lamotte-Beuvron.

·        Cultivateur.

·        Marié le 12 janvier 1963 à Vouzon (Loir-et-Cher) avec Aimée TALBOT.

·        Décédé le 22 décembre 1990 à Orléans (Loiret).

 Situation militaire (Fiche matricule n° 231)

·        Parti aux armées le 2 septembre 1939.

·        Soldat au 150e RI Verdun.

·        Fait prisonnier le 4 juin 1940.

·        Captivité du 4 juin 1940 au 2 mai 1945 au stalag XIII B, matricule 52992.

·        Libéré par les alliés le 27 avril 1945.

·        Rentré en France le 03 mai 1945.

·        Démobilisé le 17 mai 1945 à Paris (Seine).

 

Stalag XIII B

-    Créé en juillet 1940 à 80 km au Nord-Ouest de Nuremberg.

-    En 1944, 10000 prisonniers dépendent de ce camp et de 100 détachements de travail.

-    Activités culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique, sport.

-    Nature des détachements de travail : fermes, usines et mines de charbon.

-    Les forces américaines ont libéré le camp le 22 avril 1945.






BIDAULT Bernard

 

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

 État civil

·        Né le 25 juillet 1918 à Feings.

·        Boulanger.

·        Célibataire.

·        Décédé le 26 octobre 2005 à Tours.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 364)

·        Parti aux armées le 2 septembre 1938.

·        Caporal du 305e RAT.

·        Fait prisonnier à 16 juin 1940 à Orléans.

·        Captivité du 16 juin 1940 au 25 juin 1940 au stalag IV G, matricule 714.

·        Rapatrié le 12 juillet 1945.

·        Démobilisé le 19 juillet 1945 à Blois.

 

Les Stalag IV

-    Créé le 1er février 1941 juillet 1940 au centre d'Oschatz à 10 km de Leipzig.

-    En 1944 16000 prisonniers dépendent de ce camp et de nombreux détachements de travail.

-    Nature des détachements de travail : carrières de pierres, usines de papier, chantiers de construction et mines de charbon.

-    Les forces américaines ont libéré le Stalag IV G le 26 avril 1945.




COUSIN Camille Louis

 

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

 

 

 

 

 


 État civil

·        Né le 20 juin 1908 à Ouchamps.

·        Cultivateur.

·        Marié le 30 juillet 1932 à Feings avec Gilberte Fernande REGNIER.
1 enfant de 6 ans.

·        Décédé le 19 décembre 1982 à Fougères-sur-Bièvre.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 790)

·        Parti aux armées le 14 septembre 1939.

·        Caporal du 331e RI.

·        Fait prisonnier le 14 mai 1940 à Donchery (Ardennes).

·        Captivité du 14 05 1940 au 17 05 1945 au stalag IV A, matricule 23979.

·        Libéré par les Américains le 24 avril 1945.

·        Rentré en France le 18 mai 1945.

·        Démobilisé le 7 juin 1945 à Blois.

 

Le stalag IV A

-    Créé le 26 août 1939, à Hoyerswerda puis transféré à Elsterhorst à partir du 10 septembre 1939 aux confins de la Saxe et de la Silésie, puis à Hohnstein en Saxe au 1er trimestre 1941.

-    En 1943, plus de 14000 prisonniers dépendent de ce camp.

-    Activités culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique, sport.

-    Nature des détachements de travail : bois, réparation et construction ferroviaires, construction de bâtiments et exploitation minière à ciel ouvert.

-    Les forces américaines ont libéré le camp le 22 avril 1945.

 

L’Oflag IV D

-    Créé IV le 5 juin 1940 à Elsterhorst (aujourd’hui Nardt), près de Hoyerswerda, à 50 km au Nord de Dresde.

-    D’une capacité maximale de 6000 officiers avec leur ordonnance (janvier 1945).

-    Activités culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre (1000 représentations de 80 pièces avec la confection de 1500 costumes), cours et conférences sur de nombreux sujets, musique, sport. Le journal du camp est « Le moineau ».

-    Nature des détachements de travail : fermes, usines et mines de charbon.

                            Les troupes soviétiques ont libéré l’oflag IV D le 20 avril 1945.




COUSIN Marcel Alfred

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

 État civil

·        Né le 27 décembre 1903 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Cultivateur.

·        Marié le 30 septembre 1926 à Feings avec Hélène Marcelle LETOUT.
2 enfants de 11 et 3 ans.

·        Décédé le 14 septembre 1992 à Fougères-sur-Bièvre.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 647)

·        Parti aux armées le 8 septembre 1939.

·        Soldat au 405e Pionniers.

·        Fait prisonnier à ?

·        Captivité au stalag I B, matricule 45798.

·        Rapatrié le 8 mars 1942.

·        Démobilisé le ?

 

Le stalag I B

-    Créé le 10 octobre 1939, situé en Prusse Orientale, à l'ouest de Hohenstein.

-    D’une capacité maximale de 55000 prisonniers en 1943 et détachements de travail.

-    Nature des détachements de travail : agriculture, sylviculture.

-    Le camp a été libéré par les troupes soviétiques le 23 janvier.


 



DENIAU René Jean

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

 État civil

·        Né le 31 décembre 1905 à Lorges.

·        Cultivateur.

·        Marié le 23 juin 1928 à Saint-Laurent-des-Eaux avec Désirée Marguerite QUINET. Divorcé.

·        Marié le 23 février 1937 à Fougères-sur-Bièvre avec Hyacinthe France BEAUCHAMP.
2 enfants 4 et 1 ans.

·        Décédé le 3 mars 1988 à Orléans.

 Situation militaire (Fiche matricule n°327, à Orléans, la classe 1925 n’est pas accessible par Internet)

·        Parti aux armées le ?

·        Caporal du 313e RI.

·        Fait prisonnier à ?

·        Captivité au stalag XI B, matricule 40978.

·        Rentré le 13 mai 1945.

 

Stalag IX B

-    Situé au sud-est de la ville de Bad Orb dans la Hesse, près de Magdebourg à 90 km de Berlin

-    D’une capacité maximale de 25000 prisonniers.

-    Activités culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique, sport.

-    Nature des détachements de travail : agriculture, foresterie et industrie de défense.                                      

-    Libéré par la 7e division de la deuxième armée britannique le 16 avril 1945.




FEUILLET Roger René

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

 













Roger Feuillet lors de la remise du ‘Diplôme d’honneur aux combattants de l’Armée Française’ par F. Coulon.

État civil

·        Né le 17 février 1910 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Profession : cultivateur.

·        Marié le 26 décembre 1931 à Fougères-sur-Bièvre avec Nadia Régina Raymonde RONFLARD.
2 enfants 6 et 3 ans.

·        Décédé le 8 décembre 2012 à Contres.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 115)

·        Arrivé aux armées le 14 septembre 1939.

·        Caporal du 331e RI.

·        Fait prisonnier le 18 juin 1940 à Épinal (Vosges).

·        Congé de captivité le 22 avril 1943.

·        Captivité du 18 juin 1940 au 21 avril 1943 au stalag XI A, matricule 68535.

·        Démobilisé le 1er mai 1943 à Blois.

 

Stalag XI A

-    Créé le 20 septembre 1939 près de Magdebourg, en Saxe-Anhalt à environ 90 km de Berlin.

-    D’une capacité maximale de 63000 prisonniers en janvier 1945.

-    Activités culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique, sport.

-    Nature des détachements de travail : agriculture, entreprises industrielles de la région produisant des biens importants pour l’effort de guerre.

-    Le camp a été libéré par les troupes soviétiques le 3 mai 1945.




FRANCK Charles Robert

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

 État civil

·        Né le 17 mai 1914 à Paris 14e.

·        Cultivateur.

·        Célibataire.

·        Décédé le 16 janvier 1969 à Cormeray.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 221)

·        Parti aux armées le 28 août 1939.

·        Soldat 4e RI.

·        Fait prisonnier à Lille (Nord) le 31 mai 1940.

·        Captivité du31 mai 1940 au 26 mai 1945 au stalag VII A, matricule 32123.

·        Libéré par les Américains le 2 mai 1945.

·        Rentré en France le 27 mai 1945.

·        Démobilisé le 8 juin 1945 à Blois.

 

Le Stalag VII A (Moosburg, Allemagne)

-    Créé le 22 septembre 1939 à Landeshut et l’a déployé à Moosburg an der Isar.

-    29 avril 1945, il y avait environ 80000 prisonniers dans le camp.

-    Nature des détachements de travail : agriculture, déchargement de fournitures des wagons.

-    La 14e division blindée américaine a libéré le Stalag VII A le 29 avril 1945.





GERMAIN Gaston René Louis

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

  

 

(Camp situé en Poméranie (Pologne) à 80km de Berlin).

 État civil

·        Né le 21 mai 1914 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Cultivateur.

·        Célibataire.

·        Décédé le 13 octobre 1986 à Blois.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 225)

·        Parti aux armées le 1er août 1939.

·        Sodat au 131è RI.

·        Fait prisonnier à Illies (Nord) Le 23 mai 1940.

·        Libéré par les Russes le 31 janvier 1945.

·        Captivité du 23 mai 1940 au 29 juillet 1945 au stalag III C, matricule 1973.

·        Rentré en France le 30 juillet 1945.

·        Démobilisé le 11 août 1945 à Blois.

 

Stalag III C

-    Créé le 12 juin 1940 à Alt-Drewitz (aujourd’hui Drzewice, Pologne) à environ 80 km à l'Est de Berlin.

-    D’une capacité de plus de 12000 prisonniers.

-    Nature des détachements de travail : fermes, industries.

-    Le 12 mars 1945, le camp a été libéré par les troupes soviétiques.






GILLES Gilbert Robert Raymond; 

En 1939, à 17ans, Gilbert Gilles s'engage comme volontaire dans l'armée française. Il est fait prisonnier  puis intègre la WaffenSS (division Charlemagne) et combat en Ukraine du nord. 

Pour Gilbert Gilles, veuillez consulter sur internet, la fiche Wikipédia qui lui est consacrée.

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 


 

État civil

·        Né le 11 février 1922 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Cultivateur.

·        Célibataire.

·        Décédé le 31 décembre 2009 à Vendôme.

 Situation militaire (Fiche matricule non consultable, la classe 1942 n’est pas dans le domaine public.)

·        Parti aux armées le ?

·        Caporal du 25è RI.

·        Fait prisonnier à ?

·        Captivité du ? au ? au stalag III A, matricule 41113.

·        Rapatrié le ?

·        Démobilisé le ?

 

Le stalag III A

-    Créé le 28 septembre 1939 à Luckenwalde, à environ 50 kilomètres au Sud de Berlin.

-    D’une capacité maximale de 53600 prisonniers en septembre 1944.

-    Activités culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique, sport.

-    Nature des détachements de travail : foresterie et industrie.

-    Les troupes soviétiques ont libéré le Stalag III A le 24 avril 1945.




HAMEAU Alphonse Georges

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

État civil

·        Né le 2 août 1912 à Droué.

·        Cultivateur.

·        Marié le 8 août 1936 à Fougères-sur-Bièvre avec Juliette Augustine Brigitte CORMIER.

·        Décédé le 20 mars 2002 à Blois

 Situation militaire (Fiche matricule n° 1368)

·        Parti aux armées le 31 août 1939.

·        Soldat au 131è RI.

·        Fait prisonnier à Amiens (Somme) le 20 mai 1940.

·        Libéré par les Russes le 25 février 1945.

·        Captivité du19 mai 1940 au 6 août 1945 au stalag II B matricule 69568.

·        Rentré en France le 7 août 1945.

·        Démobilisé le 23 août 1945 à Blois.

 

Le stalag II B

-    Créé le 15 septembre 1939 à Hammerstein (aujourd’hui Czarne, Pologne).

-    D’une capacité maximale, en janvier 1945, de 7200 prisonniers.

-    Activités culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique, sport.

-    Nature des détachements de travail : fermes, industrie forestière, chemin de fer et construction de l’autoroute de Stettin à Danzig.

-    Les troupes soviétiques ont libéré le camp le 26 février 1945.



HAMEAU Ferdinand Pierre

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

État civil

·        Né le 18 novembre 1916 à Droué.

·        Cultivateur.

·        Célibataire.

·        Décédé le 9 novembre 1985 à Blois

 

 Situation militaire (Fiche matricule n° 549)

·        Parti aux armées le 8 septembre 1939.

·        Soldat au 131e RI.

·        Fait prisonnier à Saint-Florentin (Yonne) le 15 juin 1940.

·        Captivité du 15 juin 1940 au 1er juin 1945 à l’oflag XVII A, matricule 50445.

·        Rapatrié le 2 juin 1945.

·        Démobilisé le 30 juin 1945.

 

L’Oflag XVII A

-    Créé le 15 juin 1940 à environ 4,5 kilomètres au Sud de la ville d’Allentsteig dans le Nord-Est de l’Autriche à 100 km au Nord-Ouest de Vienne.

-    En janvier 1941, le camp atteint sa capacité maximale avec un total de 73583 soldats, 970 officiers et 220 civils.

-    Les forces américaines ont libéré l’Oflag XVII A le 9 mai 1945.




LÉZÉ Alfred Marcel

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

État civil

·        Né le 8 septembre 1914 à Soings-en-Sologne.

·        Profession : cultivateur.

·        Marié le 20 février 1939 à Fougères-sur-Bièvre avec Huguette Mauricette GERMAIN.

·        Décédé le ?

 Situation militaire (Fiche matricule n° 1266)

·        Parti aux armées le 2 septembre 1939.

·        Soldat 4e RI.

·        Fait prisonnier à Haubourdin (Nord) le 01 06 1940.

·        Mis en congé de captivité par les autorités allemandes le 27 08 1941.

·        Captivité du 1 juin 1940 au 26 août 1940 au stalag VI A, matricule 15125.

·        Démobilisé le 27 août 1941 à Blois.

 

Le stalag VI A

-    Créé le 10 octobre 1939 à Hemer, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, près du bassin de la Ruhr.

-    D’une capacité maximale de 24000 prisonniers.

-    Nature des détachements de travail : fermes, industrie.

-    La septième division blindée américaine a libéré le Stalag VI A le 14 avril 1945


 

PECQUET Albert Henri

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

État civil

·        Né le 7 janvier 1915 à Blois.

·        Profession : ouvrier agricole.

·        Célibataire.

·        Décédé le 24 mars 1956 à Blois.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 254)

·        Arrivé aux armées le 23 mars 1939.

·        Soldat CM génie 38e.

·        Fait prisonnier à Troyes (Aube) le 20 juin 1940.

·        Captivité du 20 juin 1940 au 10 mai 1945 au stalag IX C, matricule 20943.

·        Libéré par les Américains le 16 avril 1945.

·        Rentré en France le 11 mai 1945.

·        Démobilisé le 25 mai 1945 à Blois.

 

Le stalag IX C

-    Créé en février 40, il est situé près de Bad Sulza entre Leipzig et d’Erfurt.

-    D’une capacité maximale de 55669 en juin1944.

-    Activités culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique, sport.

-    Nature des détachements de travail : essentiellement dans l’agriculture.

-    Le camp a été libéré par la troisième armée américaine le 11 avril 1945.




PICHEREAU Marius Bernard

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

État civil

·        Né le 6 juillet 1912 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Cultivateur.

·        Marié le 24 avril 1933 à Ouchamps avec Gilberte Lucienne BERTHIAS.
1 enfant de 5 ans.

·        Décédé le 10 mars 1954 à Fougères-sur-Bièvre.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 1385)

·        Parti aux armées le 6 août 1939.

·        Soldat 113e RI.

·        Fait prisonnier à Prouilly (Marne) le 09 06 1940.

·        Libéré par les alliés le 1er mai 1945.

·        Captivité du 9 juin 1940 au 19 avril 1945 au stalag VII A, matricule 17357.

·        Rentré en France le 20 mai 1945.

·        Démobilisé le 2 juin 1945 à Blois.

 

Le stalag VII A (Voir Franck Charles)




PICHON Norberg Marie Lubin

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

État civil

·        Né le 8 mars 1905 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Cultivateur.

·        Célibataire.

·        Décédé le 5 mai 1997 à Blois.

 

Situation militaire (Fiche matricule n° 203)

·        Parti aux armées le 7 septembre 1939.

·        Soldat 113e RI 13 Cie Pionniers.

·        Fait prisonnier à Saint-Léger-Vauban (Yonne) le 16 06 1940.

·        Captivité du 31 mai 1940 au 07 janvier 1942 au stalag III C, matricule11457.

·        Libéré par les Américains le 10 mai 1945.

·        Rentré en France le 21 mai 1945.

·        Démobilisé le 9 juin 1945 à Blois.

 

Le stalag III C (Voir Germain Gaston)

Norbert Pichon est fait prisonnier lors de la débâcle. Il est dirigé vers la frontière Est--Allemande en Silésie (région polonaise annexée par Hitler). Pendant les presque 5 ans de captivité, il travaille dans une usine d'azote liquide, puis dans une ferme (la famille descendant d'un soldat français de Napoléon, resté dans cette région lors de la retraite de Russie), dans une mine (de potasse ?) où les conditions étaient très dures, contrairement aux conditions de vie dans la ferme, et enfin dans une menuiserie où il apprend à travailler le bois (propos recueillis auprès de Viviane Garnier-Chesneau sa nièce).



RONFLARD Gaston

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

État civil

·        Né le 3 août 1901 à Fougères-sur-Bièvre. ?

·        Cultivateur.

·        Marié le ? 2 enfants de 11 et 4 ans.

·        Marié le 4 mars 1940 à Fougères avec Georgina PANGAULT.
1 enfant de 6 mois.

·        Décédé le 18 mars 1978 à Blois

 Situation militaire (Fiche matricule n° 1330)

·        Parti aux armées le 12 septembre 1939.

·        Soldat 415cie Train hippomobile.

·        Fait prisonnier à Charmes (Vosges) le ?

·        Captivité du ? au 23 novembre 1942 au stalag XII A, matricule 36894.

·        Libéré le 23 novembre 1942.

·        Démobilisé le 25 novembre 1942 à Blois.

 

Le stalag XII A

-    Créé le 23 janvier 1940, dans une zone à la limite ouest de Limburg an der Lahn.

-    D’une capacité maximale de 42200 le 1er janvier 1945.

-    Activités culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique, sport.

-    Nature des détachements de travail : agriculture, industries de taille moyenne

-    La zone du camp dans le Limbourg a été libérée par l’armée américaine le 26 mars 1945.


 

 

SEGRÉ René Abel

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

(Camp situé près d’Offenburg en Allemagne, proche de Strasbourg).

 

État civil

·        Né le 29 juillet 1917 à Ouchamps.

·        Cultivateur.

·        Célibataire.

·        Décédé le 23 mars 1997 à Vineuil.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 365)

·        Parti aux armées le 1er septembre 1939.

·        Soldat au Dépôt Infanterie n° 62.

·        Fait prisonnier le 18 juin 1940 à Lavenay (Sarthe).

·        Captivité du 18 juin 1940 au 8 mai 1945 au stalag V C, matricule 62188.

·        Rentré en France le 4 mai 1945.

·        Démobilisé le 16 mai 1945 à Blois.


Stalag V C

-    Créé le 28 mars 1940 à Malschbach, près de Baden-Baden, en février 1942, il est déplacé à Offenburg.

-    D’une capacité maximale de 30000 prisonniers.

-    Activités culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique, sport.

-    Nature des détachements de travail : jouets en bois, usines, chemins de fer, fortifications et tranchées, foresterie.

-    Les troupes américaines ont libéré le Stalag V C le 20 avril 1945.

 

 



TABOR Gilbert Silvain Valéry

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

 

 

 

 

 

Une image contenant texte, métal, nombre

Description générée automatiquement

(Camp situé en Rhénanie du Nord-Westphalie près du bassin de la Ruhr).

 État civil

·        Né le 5 juin 1908 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Cultivateur.

·        Marié le 16 décembre 1930 à Feings avec Luce France COURTAS.
veuf, 1 enfant de 9 ans.

·        Décédé le 27 mai 1994 à Blois.

  Situation militaire (Fiche matricule n° 838)

·        Parti aux armées le 28 octobre 1939.

·        Caporal du 21 BI du 131e RI.

·        Fait prisonnier le 21 juin 1940.

·        Captivité du 26 juin 1940 au 20 février 1941 au stalag VI A, matricule 29576.

·        Rapatrié le 20 février 1941 comme blessé en captivité par train sanitaire.

·        Démobilisé le 21 février 1941 à Bergerac (Dordogne).

 

Il travaille dans une ferme où il est bien traité. Blessé au genou par la chute d'un semoir le 25/09/1940, il est transféré à l'hôpital de Lemgo où il est opéré, et il reconnait avoir été très bien soigné. Sorti de l'hôpital il rejoint le stalag VI A le 20/01/1941.

Retour en France : 

-Camp de Bathorn (Sud de la Hollande). Constance (Bade Wurtemberg) 

-Passage en Suisse: Neuchâtel, Genève.

-Ensuite, Lyon, Montluçon, Bergerac (hôpital complémentaire). 

-Puis Limoges, Vierzon, Tours, Blois et arrivée à Fougères le 26/02/1941.

 

Stalag VI A (voir LÉZÉ Alfred Marcel)


 


TERTERRE Gilbert Georges Joseph

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

 

 

(Camp situé près de Magdebourg à 90 km de Berlin).

 État civil

·        Né le 26 décembre 1914 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Cultivateur.

·        Célibataire.

·        Décédé le 2 août 1995 à Blois.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 1287)

·        Parti aux armées le 30 août 1939.

·        Soldat au 4e RI.

·        Fait prisonnier à Lille (Nord) le 31 mai 1940.

·        Captivité du 31 mai 1940 au 7 janvier 1942 au stalag X A, matricule 29029.

·        Rapatrié le 8 janvier 1942.

·        Démobilisé le 10 janvier 1942 à Blois.

 

Stalag X A

-    Créé le 30 septembre 1939 dans le Schleswig.

-    D’une capacité maximale de 38000 le 15 février 1944.

-    Nature des détachements de travail : agriculture, industrie de la construction, machines, chaudières, équipements de véhicules.

-    Le camp a été libéré par les forces britanniques entre le 5 et le 9 mai 1945.



WENDLESKI Wladislaw

 

Fiche Fougères-sur-Bièvre

 

 

 

 

(Camp situé en Saxe à 44km au nord-est de Dresde).

 

État civil

·        Né en Pologne le 10 janvier 1916.

·        Ouvrier agricole.

·        Célibataire.

·        Décédé le ?

 Situation militaire

·        Captivité du ? au stalag IV A, matricule 65642

 Aucune information trouvée à l’état civil ainsi que dans le domaine militaire.

 

Le stalag IV A (voir COUSIN Camille Louis)


 

4 Autres prisonniers de guerre 1939-1945 dont aucune fiche n’existe dans les archives de la commune

 

CHESNEAU Clovis Émile (S’installe aux Bordes à Fougères-sur-Bièvre après la guerre ?)

État civil

·        Né le 26 décembre 1907 à Sassay.

·        Cultivateur.

·        Célibataire.

·        Décédé le 2 août 1995 à Blois.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 372).

·        Parti aux armées le 6 septembre 1939.

·        Soldat 45e RAD.

·        Fait prisonnier le ? à ?

·        Captivité du ? au ? au frontstalag 192.

·        Rapatrié le ?

·        Démobilisé le 7 janvier 1941.

 

Frontstalag 192 (Voir Vaslin René)

 

Le Frontstalag 192 a d’abord été créé à Laon dans Aisne de juillet 1940 à mars 1941 et a été déplacé à La Fère de mars 1941 à juin 1942.

 

Fait prisonnier, il s’évade mais est repris et envoyé dans un camp disciplinaire. Il s’évade une deuxième fois, arrive à Lyon. Il demeure en zone libre. Simone (PICHON), sa femme va alors le voir en franchissant la ligne de démarcation vers Selles-sur-Cher en passant sous des barbelés. Il revient à Fougères, caché dans la boîte à outils du camion de son beau-frère (le mari de France, sa sœur) conducteur de citernes à Couddes. (Propos recueillis auprès de Viviane GARNIER sa fille).


HUBERT Henri Joseph

 État civil

·        Né le 7 juin 1908 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Cultivateur.

·        Marié le 16 avril 1932 à Feings avec Andrée Germaine DESTOUCHES.

·        Décédé le 16 septembre 1991 à Blois.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 812)

·        Parti aux armées le 5 septembre 1939.

·        Sergent au 4e Génie.

·        Fait prisonnier le 21 juin 1940 à Bruyères.

·        Captivité du 21 juin 1940 au 12 avril 1945 au stalag XII A matricule 13934.

·        Libéré par les Alliés le 29 mars 1945.

·        Rentré en France le 9 avril 1945.

·        Démobilisé le 13 avril 1945 à Blois.

 

Stalag XII A (Voir Ronflard Gaston)



NICOLE Louis Armand Georges

 État civil

·        Né le 17 mars 1914 à Molineuf.

·        Cultivateur.

·        Célibataire.

·        Décédé le 26 septembre 1985 à Blois.

 Situation militaire (Fiche matricule n°516)

·        Parti aux armées le 11 septembre 1939.

·        Soldat au 113e RI.

·        Fait prisonnier le 9 juin 1940 à Pontavert (Aisne).

·        Captivité du 9 juin 1940 au 3 mai 1945 stalag VII A, matricule 14794.

·        Libéré par les Américains le 28 avril 1945.

·        Rentré en France le 4 mai 1945.

·        Démobilisé le 4 mai 1945 à Blois.

 

Stalag VII A (Voir Charles Robert Franck) 


PARENT Kléber Alfred

 État civil

·        Né le 31 mars 1912 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Profession : cultivateur.

·        Marié le 4 mai 1940 à Feings avec Marie Rose AUGRÉ.

·        Décédé le 28 février 1993 à Blois.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 369)

·        Parti aux armées le 11 septembre 1939.

·        Soldat au 113e RI.

·        Fait prisonnier le 14 juin 1940 à Sézanne (Marne)

·        Captivité du 14 juin 1940 au 3 octobre 1942. Stalag XVII B, matricule 22325.

·        Rentré le 10 octobre 1942.

·        Démobilisé le 26 octobre 1942 à Blois.

 

Stalag XVII B

-    Créé le 26 octobre 1939 à Gneixendorf, près de Krems an der Donau, depuis Dulag Gneixendorf. Il s’est développé en le plus grand camp de prisonniers de guerre dans ce qui était alors l’Ostmark (aujourd’hui l’Autriche).

-    66000 prisonniers dépendaient de ce camp.

-    Activités culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique, sport.

-    Nature des détachements de travail : travaux agricoles, travaux pour la Wehrmacht et construction.

-    Le Stalag XVII B a été libéré le 9 mai par des éléments de la 49è division de fusiliers soviétiques.


 



RIVERAIN Georges

 État civil

·        Né le 1 avril 1901 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Cultivateur.

·        Marié le 26 février 1924 à Ouchamps avec Juliette Aurélie BROUX.

·        Décédé le 10 mars 1950 à Ouchamps.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 1329)

·        Parti aux armées le 4 septembre 1939.

·        Sapeur au Dépôt d’Artillerie n° 5.

·        Fait prisonnier à Verdonnet (Aube) le ?.

·        Captivité du ? au 3 mars 1945. Stalag XII D, matricule 10717.

·        Libéré par les Américains le 4 mars 1945.

·        Rentré en France le 21 mars 1945.

·        Démobilisé le 28 mars 1945 à Blois.

 

Stalag XII D

-    Créé le 10 juillet 1940. Le camp était situé sur la colline de Petrisberg, à l’est du centre-ville de Trèves. Le 14 octobre 1944, le camp déménage à Waldbreitbach, près de Neuwied.

-    D’une capacité maximale de 37715 prisonniers en septembre 1944.

-    Activités culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique, sport.

-    Nature des détachements de travail : agriculture.

-    Libéré par les forces américaines le 22 mars 1945.

 


VASLIN René

 État civil

·        Né le 14 novembre 1907 à Blois.

·        Profession : cultivateur.

·        Marié le 12 décembre 1939 à Blois avec Yvette Hélène Yvonne GAUTHIER.

·        Décédé le 11 février 1954 à Orléans.

 Situation militaire (Fiche matricule n° 941)

·        Parti aux armées le 15 avril 1940.

·        Soldat au Dépôt de chars n° 507 à Vannes.

·        Fait prisonnier le 26 juin 1940 à Grand Champ (Morbihan).

·        Captivité du 26 juin 1940 au 22 juillet 1941 au frontstalag 172, stalag IX B, XI B, XI A.

·        Libéré le 23 juillet 1941.

·        Démobilisé le 2 octobre 1941 à Bourges.

 

Frontstalag 172

Dans la région de la Somme et de l’Oise, dans le nord de la France, l’armée allemande a opéré une série de frontstalags après la campagne de mai à juin 1940. Plusieurs frontstalags utilisaient des installations militaires (casernes et forts) dans les villes d’Amiens, La Fère, Compiègne et Doullens

Certains de ces camps ont principalement fonctionné comme des camps de transit après le début de l’offensive allemande sur la Somme le 5 juin 1940, et un très grand nombre de prisonniers français et britanniques sont passés par ces camps.

 

Stalag XI A (Voir Jean René Deniau)

Stalag XI B (Voir Roger Feuillet)

 



de CHILLAZ François Henri Louis Marie

 État civil

·        Né le 1er août 1905 à Paris.

·        Conseiller référendaire de 2ème classe depuis le 30 mai 1936.

·        Marié le 23 juin 1937 à Ouchamps avec Renée Thérèse Louise Marie Chantal LAMBOT de FOUGÈRES.

·        Décédé le 30 octobre 1988 à Orcenais (Saint-Amand-Montrond, Cher).

 Situation militaire (Fiche matricule n° ? Lieu de recensement non connu)

·        Mobilisé en 1939.

·        Lieutenant d'artillerie, croix de guerre, citation à l'ordre du corps d'armée.

·        Captivité de cinq années en Poméranie.




5 Victime du STO (Service Travail Obligatoire)

L'Allemagne nazie imposa au gouvernement de Vichy la mise en place du STO, pour essayer de compenser le manque de main-d'œuvre dû à l'envoi d'un grand nombre de soldats allemands sur le front de l'Est, où la situation ne cessait de se dégrader. De fait, les travailleurs français sont les seuls d'Europe à avoir été requis par les lois de leur propre État et non par une ordonnance allemande. C'est une conséquence indirecte de la plus grande autonomie négociée par le gouvernement de Vichy comparativement aux autres pays occupés, qui ne disposaient plus de gouvernement propre.

D’après : fr.wikipedia.org

 

RIBOD André Gilbert

État civil

·        Né le 22 décembre 1899 à Paris 8è arrondissement.

·        Profession : charpentier-couvreur chez Pierre BAILLY.

·        Célibataire.

·        Décédé le 11 juillet 1964 à Fougères-sur-Bièvre.

 Situation militaire (Fiche matricule n°502)

·        N’a pas pris part aux opérations de la seconde guerre mondiale en tant que militaire mobilisé.

 

A-t-il été réquisitionné pour le STO ? Mais il n’est pas parti, s’est-il caché ? (Information Pierrette BAILLY, fille de Pierre BAILLY, artisan charpentier-couvreur chez qui travaillait André RIBOD).

Y a-t-il confusion avec les réquisitionnés du 26 novembre 1942 de Fougères-sur-Bièvre ? (Voir ci-après)

 

Y a-t-il eu d’autres fougèrois contraints de partir au STO ?




TRIOREAU Paul Gaston

État civil

·        Né le 26 janvier 1920 à Onzain.

·        Boucher.

·        Marié le 25 novembre 1941 à Fougères-sur-Bièvre avec QUENIOUX Irène Laure Gabrielle.

·        Décédé le 9 décembre 1944 à Wolfenbüttel (Basse Saxe, Allemagne).

 

 

 

 Une image contenant texte, capture d’écran, Police

Description générée automatiquement

Gaston TRIOREAU. memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr.

Coll Jean-François et Marie -Claude TRIOREAU.

 Situation militaire (Fiche matricule n°1404)

·        Parti aux armées le 10 juin 1940.

·        Soldat au dépôt d’infanterie n°172 à Agen.

·        Démobilisé le 1er avril 1940 à Toulouse.

·        Parti au STO en mai 1943.

·        Décédé, en déportation, le 9 décembre 1944 à Wolfenbüttel (Basse Saxe - Allemagne).
(Avis de la mairie de Landes-le-Gaulois en date du 20 mai 1947.)

 

Il n’est pas inscrit sur le Monument aux Morts de Onzain, mais sur la stèle commémorative dans le cimetière.

Sa famille n’a été informée de son décès par maladie qu’au moment de l’armistice par un camarade de captivité (information de Jean-François TRIOREAU son fils et Gérard QUENIOUX).

 

 

Gaston TRIOREAU

1920 - 1944

Stèle commémorative du cimetière d’Onzain. Coll Jeannine & Michel ROUX. 

Wolfenbüttel est une ville allemande en Basse-Saxe.

La ville comprend également un camp de travail forcé dont les détenus (minorités ethniques, suspects raflés dans les pays occupés, prisonniers de guerre soviétiques) sont traités en dépit des droits humains. Ainsi, les évadés seront exécutés s'ils sont repris.

D’après : fr.wikipedia.org


 


6 Les réquisitionnés du 26 novembre 1942

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Document retrouvé dans les archives militaires de la Mairie de Fougères-sur-Bièvre.

 

Ont-ils été réquisitionnés pour la construction du « Mur de l’Atlantique » ?

 

BAILLY Pierre Martial

 État civil

·        Né le 22 mars 1915 à Feings.

·        Artisan couvreur.

·        Célibataire.

·        Décédé le 20 avril 1999 à Blois (Loir-et-Cher).

 Situation militaire (Fiche matricule n° 228)

·        Parti aux armées le 3 septembre 1939.

·        Soldat au 18e régiment de chasseurs.

·        Rentré le 12 juillet 1940.

·        Démobilisé le 8 septembre 1940 à Contres (Loir-et-Cher).


BISSON Maurice Bernard

 État civil

·        Né le 9 septembre 1913 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Maçon.

·        Décédé le 10 juillet 2006 à Saint-Amand-Montrond (Cher).

 Situation militaire (Fiche matricule n°1183)

·        Parti aux armées le 4 septembre 1939.

·        Soldat à la Boul Campagne n° 5 à St Sulpice (Tarn).

·        Démobilisé le 11 août 1940 à Perpignan.


 

BOURGOIN André Eugène

 État civil

·        Né le 26 avril 1920 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Boulanger.

·        Décédé le 19 mars 1995 à Joigny (Yonne).

 Situation militaire (Fiche matricule n°745)

Aucune information quant à son activité militaire.

 


DUDOUET Alphonse André Émile

État civil

·        Né le 15 février 1911 à Caen (Calvados).

·        Maçon chez BRISEMUR.

·        Marié le 10 avril 1937 à Fougères-sur-Bièvre avec Marguerite BEAUCHAMP.

·        Décédé le 23 mars 1985 à Blois (Loir-et-Cher).

 Situation militaire (Lieu de recensement non connu)

 

Il a travaillé sur le mur de l’Atlantique, par sabotage, il ne mettait qu’un sac de ciment quand il en aurait fallu deux … (propos de Guy JOUSSELIN).

 


GERMAIN Pierre Maurice Eugène

État civil

·        Né le 16 septembre 1920 à Fougères-sur-Bièvre.

·        Menuisier.

·        Célibataire.

·        Décédé le 25 octobre 2012 à Blois.

 Situation militaire (Fiche matricule n°784)

·        Exempté non récupérable : atrophie membre inférieur droit (séquelle de paralysie infantile).

 


PINSARD Guy

État civil

·        Né le 11 janvier 1924 à Paris (75014).

·        Menuisier chez GOYER.

·        Célibataire.

·        Décédé le 21 juillet 1991 à Fougères-sur-Bièvre.

 Situation militaire (Fiche matricule non encore dans le domaine public)


 

RIBOD (RIBAULT) André Gilbert

État civil

·        Né le 25 décembre 1899 à Paris (75008).

·        Charpentier-couvreur chez Pierre BAILLY.

·        Célibataire.

·        Décédé le 11 juillet 1964 à Fougères-sur-Bièvre.

 Se référer au paragraphe « Victimes du STO »



RIVERIN Jean

État civil

Situation militaire (Lieu de recensement non connu)

Nous n’avons pas trouvé de trace de Jean RIVERIN.

 


Mercredi 16 août 1944 : réquisition allemande

Une image contenant texte, lettre, écriture manuscrite, papier

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 Bernard MOREAU, né en 1924, frère de Pierre MOREAU, est parti vers Blois avec son père et d’autres fougèrois. Ils accompagnent un convoi hippomobile réquisitionné par les occupants lors de la débâcle allemande. Ce 16 août, Bernard disparaît à Saint-Gervais-la Forêt. En 1945, à la suite d’un courrier de sa mère à Mr. MAUGER, président du Comité Départemental de Libération, des recherches dans le puits du château de Saint-Gervais ne permirent pas de le retrouver. Personne ne sut jamais ce qu’il est advenu de lui.

D’après Fougères-sur-Bièvre au XXe siècle par F COULON.

 

15 août 1944 Réquisition à Sambin. Coll AM FB.

 

Souvenirs de Gérard QUENIOUX

« Bernard et Raphaël QUENIOUX, Gilbert CHAUMAIS, Roger MOREAU et son fils avec leur tombereau tiré par des chevaux partent en direction de Saint-Claude-de-Diray pour transporter du matériel entreposé dans le parc de la Boulas. Ils passent la nuit en Vienne. Le lendemain, la situation parait dangereuse (tirs lors de la débâcle allemande), Roger MOREAU conseille à son fils de fuir par la forêt. Il n’a jamais été retrouvé. »




 7 Cas particulier de la famille PIORUNSKI

La famille PIORUNSKI a habité Fougères-sur-Bièvre au Montcrochet dès la fin de la guerre.

Valérie, Sophie et François PIORUNSKI.
Coll. Patrice & Martine VILLATTE.

Sophie PIORUNSKI
Coll. Patrice & Martine VILLATTE

 

Témoignage oral de Sophie PIORUNSKI recueilli par les élèves d’un lycée de Tours.

  

« Je m’appelle Sophie DELÉTANG, née PIORUNSKI en Pologne à côté de Varsovie, dans une petite commune qui s’appelait Wola-Blakowa. Tous les ans, mes parents qui étaient employés dans une ferme venaient tous les ans dans le Nord de la France pour faire la saison des betteraves. Cette année-là, l’année de la guerre, - moi je suis née en 1936 – c’était en 1939, je ne sais pas par quel hasard, mon père et ma mère m’ont emmené avec eux en France.

A la déclaration de la guerre, mon père est parti avec les Français dans l’armée française et nous avec ma mère, nous sommes restées en France. Elle n’avait plus qu’un but : c’était de rejoindre notre oncle qui était cordonnier à Blaye à côté de Bordeaux, ma mère voulait à tout prix le rejoindre. Entre la région du Nord où nous étions jusqu’à Bordeaux, nous avons échappé aux Allemands, puisque les Allemands faisaient la chasse aux Polonais. Mais malheureusement lords d’un bombardement à Blaye, on a été arrêtées par les Allemands et emmenées au camp de « La Lande » à Monts (Indre-et-Loire).

Il y avait quinze baraquements, des femmes et des enfants, les hommes dans un autre baraquement.

Ce n’était pas une vie très agréable. La nourriture faisait défaut et il y avait beaucoup de cas de dysenterie car c’étaient des arrivages sur quinze jours : 15 jours de rutabagas, 15 jours de navets, 15 jours de haricots verts, 15 jours de carottes, etc. On avait aucun féculent, pas de pain. C’était vraiment de la nourriture plus que sommaire. Les journées passaient comme ça, les femmes s’occupaient : elles faisaient de la couture (des juives avaient été internées dans ce camp puis déportées et avaient laissé sur place leur machine à coudre), avec les couvertures et leur paillasse elle se faisaient des vêtements : des manteaux et des robes, le temps passé, elles jouaient aux cartes, faisaient du théâtre et chantaient.

Un jour, ma mère a eu une proposition, la ferme d’à côté manquait de personnel : tous les hommes étaient partis à la guerre, et il y avait une exploitation, quand même assez importante, donc ma mère s’est portée volontaire pour aller travailler dans cette exploitation. Elle y allait le matin, accompagnée d’un gendarme français. Il accompagnait ma mère à la ferme, et le soir, il la ramenait sous bonne escorte, elle était fouillée. Mais, elle a réussi quand même pour m’alimenter à m’apporter du lait dans des bouteilles de sirop que la patronne lui donnait avec de la farine et du sucre pour me faire des bouillies. J’ai donc réussi à avoir une nourriture plus résistante que les rutabagas, les topinambours, etc. … et puis le temps a passé, moi j’étais resté au camp, c’étaient les femmes du baraquement qui me gardaient.

Comme ma mère travaillait comme un homme dans les champs, il avait demandé au directeur du camp, s’il n’y avait pas une possibilité de nous faire sortir du camp, cela a duré encore un certain temps, on y était encore le 4 novembre 1941, car il y avait beaucoup de choses à voir pour que nous puissions sortir du camp. Heureusement, le jour est venu où nous sommes sorties, la sentinelle nous a amenées à la ferme qui s’appelait la ferme de ‘La Gagneraie’ qui était juste à proximité du camp. Le lendemain, ma mère est allée faire une charrette de foin avec un cheval et une charrette, dans un champ qui appartenait au propriétaire, et en passant devant le camp de La Lande, il y avait des cars avec les vitres teintées en bleu : on séparait les femmes des enfants et des hommes. Ce sont des cars qui sont allés en direction d’Auschwitz – les fours crématoires.

À une journée près j’ai dû mon salut au fait qu’on a réussi à sortir du camp la veille. Voilà en gros mon histoire. »

 

Discussion

- Il n’y avait pas de policiers allemands dans le camp ?

« Il y avait des gendarmes français pour la surveillance du camp, et il y avait un directeur qui devait rendre des comptes à la Préfecture de Tours, et toutes les décisions étaient prises au niveau de la Préfecture en collaboration avec l’armée Allemande bien sûr, car quand ils faisaient des exactions (?) de juifs qui étaient déportés au fur et à mesure de leur arrivage, c’étaient des gendarmes français qui les accompagnaient, il n’y avait pas de sentinelles allemandes. »

- Avez-vous été plusieurs à pouvoir sortir du camp ?

« Non, je crois que ma mère a été le seul cas, tout le monde restait dans les baraquements à passer son temps comme il le pouvait, mais ma mère qui était habituée à travailler dans les champs comme un homme, elle, elle ne pouvait pas vivre comme çà et puis de voir qu’on manquait de nourriture … elle n’avait qu’une idée c’était de nous faire sortie de là. »

- Comment cette sortie s’est-elle passée ? Avez-vous été choisies au hasard ?

« Ma mère a demandé, elle était volontaire pour travailler dans la ferme d’à côté et c’est à la suite de çà qu’on a pu sortir du camp. »

Ferme de 'La Gagneraie' à Monts. Coll Patrice & Martine VILLATTE.

 

Ce camp avait été ouvert en 1939 au départ pour les employés de la Poudrerie du Ripault. En 1940, après l’armistice, le camp vide, fut réquisitionné par la Gestapo qui l’utilisa dès lors comme « camp d’accueil pour étrangers ». Un nom derrière lequel se cachait déjà le principe d’enfermement de populations jugées indésirables par le régime nazi. Dans un premier temps, ce furent essentiellement des réfugiés, français ou étrangers (Polonais, Allemands, Belges et Anglais) provenant essentiellement des rafles exécutées par les Allemands dans les grandes villes de l’ouest qui y ont été dirigés. On retrouve alors dans les deux convois de fin 1940 qui ont amené environ 700 personnes à La Lande, de nombreuses personnes principalement d’origine polonaise et en majorité des Juifs. Ces réfugiés habitaient dans le nord-est de la France autour de Nancy, Metz, Strasbourg avant de fuir vers l’ouest et le sud-ouest (la Gironde notamment) en mai 1940, là où ils furent arrêtés.

Le camp de la Lande était stratégiquement commode pour les Allemands, car situé à quelques centaines de mètres seulement de la gare de Monts, qui se trouve sur la ligne ferroviaire Bordeaux-Paris. Mais le camp de la Lande n’est pas qu’une histoire allemande. En effet il était placé directement sous le contrôle de l’administration française avec comme premier directeur un avocat de Tours.

Dans un premier temps, le camp de la Lande reste malgré tout un lieu ouvert, et ses internés gardaient une certaine liberté de mouvement. En revanche à partir de 1941, avec le durcissement des mesures antisémites, le camp est entouré d’un triple réseau de fils barbelés et devient un camp d’internement uniquement pour les personnes juives.

D’après : 37degres-mag.fr

 

1942 (14 survivants recensés pour 422 déportés), sont remplacés en octobre de la même année par plus de 300 femmes communistes de la région parisienne … Camp de ‘La Lande’ à Monts (Indre-et-Loire).

Pendant ce conflit, le camp de la Lande, l'un des camps construits à la fin de 1939 pour loger les ouvriers du *Ripault et disposant de 26 bâtiments sur une superficie de 7,5 ha, est utilisé comme camp d'internement : il est occupé, à partir de 1940 alors qu'il est vide de ses occupants habituels, par des Juifs polonais évacués de Moselle puis refoulés de la région bordelaise, … Ces derniers, transférés au camp de Drancy, puis vers Auschwitz en septembre.

* La poudrerie nationale du Ripault est une ancienne poudrerie installée sur le territoire de la commune française de Monts, dans le département d'Indre-et-Loire.

D’après : fr.wikipedia.fr

 En 1988, une stèle a été érigée en mémoire de toutes les victimes et déportés de La Lande. 

 

 

 

 

 

Figure 214 : Camp de ‘La LANDE’ - Stèle commémorative. Coll Patrice & Martine VILLATTE.

 


8 Mais aussi les prisonniers Allemands à Fougères-sur-Bièvre

 D’après les souvenirs de Claude RAYNAUD, Nicole CYR (née LEMAIRE), Roger et Monique QUENIOUX, Guy JOUSSELIN, Annette PINON, Gilbert DELAILLE et Gérard QUENIOUX.

Des prisonniers allemands travaillaient :

·        Chez Olivier CARTEREAU, maçon au bourg route de Sambin : deux prisonniers.

·        Chez Henri COLLIAU cultivateur route de Feings : un prisonnier.

·        Chez Guy CORBIN, cultivateur au Peu : un prisonnier. Henri CREYSSE, paysan originaire de Niederstein, village à 20 km de Heidelberg. Après la guerre, la famille CORBIN est restée en contact avec cet ancien prisonnier. Les enfants CORBIN ont toujours des relations avec ses descendants. (Information Chantal CORBIN femme CARDOEN).

·        Chez Gaston DAVID cultivateur au Bourg : un prisonnier Willy. Le petit-fils de Gaston, Jean Pierre DAVID est allé lui rendre visite en Allemagne. (Information Guy JOUSSELIN).

·        Chez Maurice DELAILLE cultivateur au Salvar : un prisonnier très gentil qui faisait pratiquement partie de la famille car du même âge que les filles. Quand il recevait des colis de gâteaux de sa famille, il les partageait avec nous. Quand il a été conduit à la gare de Blois pour son retour en Allemagne, d’autres prisonniers racontaient les difficiles conditions de leur captivité et les maltraitances subies : c’était une honte pour nous ! Une correspondance a été entretenue avec ce prisonnier après son retour en Allemagne. (Information Gilbert DELAILLE).

·        Chez Prosper FERRAND cultivateur au bourg, rue de l’Église : un prisonnier qui s’est évadé.

·        Chez Edouard Roger GAUTHIER bourrelier au bourg, rue de l’Église : un jeune de 16 ans, qui a reconnu Gilbert CHÉRY, qui prisonnier en Allemagne, travaillait dans la même ferme que lui ! (Information Guy JOUSSELIN).

·        Chez Clovis LEDDET, cultivateur à La Cheminée Ronde, deux prisonniers : Fritz, un jeune et Franz âgé d’environ 40 ans. Ils n’avaient pas les mêmes habitudes alimentaires que nous et ne mangeaient pas d’huîtres ni d’asperges. (Information Roger et Monique QUENIOUX).

·        Chez Robert LEMAIRE, cultivateur à Fromentaux : un premier prisonnier Georges, jeune fragile venant de la ville, pas habitué au travail de la terre et qui ne savait donc pas travailler, puis Hugo. Ils mangeaient beaucoup de pommes de terre cuites en robe des champs et couchaient à l’étage. Mon père est allé les chercher au camp des Allées à Blois. (Information Nicole LEMAIRE femme CYR).

·        Chez Laurent PINON, charron au bourg : deux prisonniers. Un premier prisonnier Gustav, très gentil, il travaillait à l’atelier le fer et le bois, il était papa d’un petit garçon, sa mère lui envoyait des colis. Il couchait dans une chambre à l‘étage. Malade de la tuberculose, il est emmené à l’hôpital de Blois où il y est décédé. (Information Annette PINON).

·        Chez Bernard QUENIOUX cultivateur à Fourneaux, un prisonnier : Gunter. Gunter travaillait également chez Raphaël QUENIOUX au Mousseau. (Information Gérard QUENIOUX).

·        Chez Michel TABOR receveur buraliste au bourg : un prisonnier Ludwig SAULHEIMER (voir ci-après).

Les prisonniers allemands avaient coutume de se retrouver le dimanche à Fourneaux, près de la Bièvre, chez LEMAIRE ou chez PINON.

Gunter et Franz se sont évadés mais ils ont été repris. Gunter est ensuite reparti en Allemagne comme soutien de famille, son père et son frère ayant été tués pendant la guerre. (Information Roger et Monique QUENIOUX).

Mais, peut-être y en eut-il d’autres ? Où chacun a-t-il été fait prisonnier ? Comment étaient-ils attribués ? Comment et quand sont-ils arrivés à Fougères ? Comment étaient-ils surveillés ? Quand sont-ils repartis ?

Les premiers prisonniers Allemands seraient arrivés au printemps 1945 et repartis mi-1948.

 

Ludwig SAULHEIMER, prisonnier allemand chez la famille TABOR d’avril 1945 à juillet 1948.

Quand Ludwig SAULHEIMER est-il arrivé à Fougères ? Il travaillait à la ferme, il couchait dans le grenier au-dessus de la cuisine qui avait été aménagé. Gilbert donnait à Ludwig de quoi fêter Noël avec ses copains prisonniers. Ces derniers avaient émis l’idée de s’enfuir, Ludwig a refusé. Gilbert lui avait dit que s’il voulait s’évader, il n’en ferait la déclaration que plusieurs jours après.

 

Vendanges à Fougères en 1947.

Sur cette photographie, on peut distinguer Régis TABOR à gauche et Charles MINIER à droite debout devant le cheval noir, Ludwig SAULHEIMER montant le cheval noir, et sur la charrette, de gauche à droite : Virginie BOISSÉ et son fils, Régine GUERY-TABOR, ?, Denise TABOR-SARTON seconde femme de Gilbert TABOR, Éliane DUISIT-TABOR et Pierre MARTINEAU.

Gilbert correspondait avec lui pour les vœux de Nouvel An, et il lui avait envoyé des plants de vignes. En Allemagne, Ludwig était cultivateur, puis il est devenu maçon, il a construit sa maison à Wolfsheim.

Ludwig, en 1995, a repris contact avec Éliane DUISIT (TABOR) à l’occasion de son anniversaire. Il est revenu plusieurs fois à Fougères-sur-Bièvre demandant des nouvelles de tous ceux qu’il avait connu.


 

Merci de votre lecture. Merci de nous signaler toute erreur ou imprécision. N'hésitez pas à enrichir cet article par des informations complémentaires concernant les Morts pour la France et les prisonniers français ou allemands : lieux et conditions de capture, parcours jusqu'au stalag, conditions de vie dans le camp ou les commandos, parcours de retour en France et Photos…

Jeannine et Michel ROUX:   michel-j.roux@orange.fr




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