Tribut humain de FOUGÈRES-SUR-BIÈVRE pendant la GUERRE de 1939-1945
Tribut humain de FOUGÈRES-SUR-BIÈVRE
pendant la GUERRE de 1939-1945
Note préliminaire
1 Monument aux Morts
Voir le Blog de François COULON « Mémoire de Fougères-sur-Bièvre » article « Le Monument aux Morts pour la France de Fougères sur Bièvre- érigé en 1920- déplacé en 2002-rajouts en 2022 ».
Réaménagements du
Monument aux Morts
Demande de déplacement des poteaux affectant le site du Monument aux Morts :
|
Poteau
téléphonique du monument |
Monsieur le
Maire expose qu’il y aurait lieu de demander à l’administration P.T.T. l‘ enlèvement
du poteau téléphonique qui se trouve auprès du monument aux Morts car il
dépare celui-ci. Après
délibération le conseil approuve et charge le Maire de faire le nécessaire
auprès des P.T.T. |
|
Poteau
électrique du monument |
Monsieur le
Maire expose qu’il y aurait lieu de demander à l’administration de
l’électrification rurale l’enlèvement du pylône électrique qui se trouve
auprès du monument aux Morts car il est inesthétique. Après
délibération le conseil approuve et charge le Maire de faire le nécessaire
auprès de l’électrification rurale. |
Conseil
municipal du 12 avril 1948-Enlèvement des poteau et pylône disgracieux.
Conseil Municipal du 17 octobre 2002 : Déplacement du Monument aux Morts ; Travaux effectués par l’Entreprise BRISEMUR. Inauguration le 23 novembre 2002.
2 Morts pour la France
Ils sont inscrits sur le Monument aux Morts de Fougères-sur-Bièvre.
Plaque
du Monument aux Morts de Fougères-sur-Bièvre. Guerre 39-45.
CARTEREAU
Jacques-Marcel
État civil
·
Né
le 3 février 1913 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Maçon
à Fougères-sur-Bièvre.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 27 mai 1940 à Marquillies (Nord).
Situation militaire (Fiche matricule n°342)
·
Parti
aux armées le 31 août 1939.
·
Soldat
du 131e RI,
·
Tué
le 27 mai 1940 à Marquillies (Nord).
·
Mention
‘Mort pour la France’.
·
Son
corps est inhumé à Fougères, aux frais de la commune.
|
Retour du
corps de Cartereau Jacques |
Monsieur le
Président expose qu’il y a lieu de prévoir la dépense pour frais d’inhumation
du soldat Cartereau Jacques dont le corps a été ramené à Fougères. Après
délibération le Conseil décide que les frais d’inhumation (creusement et
comblement de la fosse) seront pris en charge par la commune et payés sur le
chapitre dépenses imprévues. |
Décision
du Conseil Municipal du 5 mai 1948.
Claude
RAYNAUD se souvient que, ce jour-là, les enfants de l’école ont défilé jusqu’au
cimetière.
|
|
‘Notre Frère Marcel CARTEREAU Mort pour la
France 1940 – 1945’ |
Sépulture
de Marcel CARTEREAU – Vieux cimetière.
CHEVALLIER
Maurice Vital Auguste
État civil
·
Né
le 13 novembre 1913 à Chitenay.
·
Ouvrier
agricole.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 9 juin 1940 à Pontavert (Aisne).
Situation militaire (Fiche matricule n°1191)
·
Parti
aux armées le 11 septembre 1939.
·
Soldat
au 113e RI.
·
Tué
le 9 juin 1940 à Pontavert (Aisne).
·
Mention
‘Mort pour la France’.
DUCHET
Maurice Raphaël
État civil
·
Né
le 30 mars 1913 à Fougères-sur-Bièvre
·
Profession ?
·
Marié
le 23 septembre 1939 à Choisy-le-Roi avec Simone Marie Marguerite FOUTEIX.
·
Décédé
le 16 juin 1940 à Chartainvilliers (Sarthe).
Situation militaire (Fiche matricule n° ?)
·
Sergent-Chef
du 26e Régiment de Tirailleurs Sénégalais (26e RTS).
·
Tué
pendant la bataille de France le 16 juin 1940 à Chartainvilliers (Sarthe).
·
Mention
‘Mort pour la France’.
Le
16 juin 1940, pendant la Bataille de
France, d'importants combats ont eu lieu sur les coteaux de Chartainvilliers,
où l'armée française avait installé des canons pour arrêter l'avancée de
l'armée nazie. 56 soldats du 26e
régiment de tirailleurs sénégalais y
sont tués. Une stèle rappelle ce sacrifice.
|
|
« A la mémoire des officiers et
soldats du 26e
Régiment
de Tirailleurs Sénégalais tombés sur le territoire de la commune en juin
1940. Ils sont 56 ! » |
D’après : fr.wikipedia.org
Son corps rapatrié à Fougères, fut inhumé au frais de la commune (Henri Goyer maire).
|
Prise en
charge du complément de frais occasionné par le retour à Fougères de la
dépouille mortelle du Sergent-Chef DUCHET Maurice |
La commune de
Fougères ayant reçu la dépouille mortelle du Sergent-Chef DUCHET Maurice
décédé le 16 juin 1940 et compte tenu du remboursement forfaitaire que la
commune doit recevoir de l’État. Le Conseil
Municipal décide de prendre en charge le complément de frais se rattachant à
cette cérémonie. |
Décision du Conseil Municipal du 24 novembre 1965.
|
|
‘Maurice
DUCHET Mort pour la
France 1913-1940’ |
Sépulture de Maurice DUCHET – Vieux cimetière.
de
QUATREBARBES Marie Foulques Xavier
État civil
·
Né
le 2 octobre 1921 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Célibataire.
·
Décédé
des suites de ses blessures le 17 novembre 1944 à Le Tholy Remiremont (Vosges).
Inhumé à Kaysersberg-Vignoble Nécropole Nationale Sigolsheim.
Situation militaire (Fiche matricule non
consultable, la classe 1941 n’est pas dans le domaine public.)
·
Parti aux armées le ?
·
Brigadier-Chef au 2e RSAR (2e
Régiment des Spahis Algériens de Reconnaissance).
·
Blessé
le 16 novembre 1944 à Pré Champ.
·
Mention
‘Mort pour la France’.
|
|
‘DE
QUATREBARBES Marie FOULQUES Brigadier
2 : R.SAR. MORT POUR LA FRANCE
le 17-11-1944’
|
Sépulture
de Foulques de QUATREBARBES - Nécropole Nationale Sigolsheim. Fr.wikipedia.com
Le 15 novembre 1944,
après avoir traversé Le Tholy (Vosges) dans le brouillard et 20 cm de neige, et
poussant le 16
novembre vers
le Pré Champ, l'Escadron RONOT, resté en flèche devant le pont Est de Pré
Champ sauté, poursuit sa progression à pied malgré les tirs continus
et violents de l'artillerie et des mortiers ennemis.
Le
Brigadier-chef de QUATREBARBES est blessé mortellement dans sa tourelle. Le
Brigadier MEAUDRE est tué à côté de lui.
D’après
fr.findagrave.com
Citation
à l'Ordre de l'Armée du 21 mars 1945.
De
Quatrebarbes (Foulques), brigadier au 2ème Régiment de spahis, gradé d'une très
haute valeur morale. A fait depuis le début de la campagne, l'admiration de ses
chefs et de ses camarades par sa bravoure et son sang-froid, joints à des
qualités de cœur exceptionnelles. A été mortellement blessé le 15 novembre
1944, à la sortie Est de Pré Champ (Vosges), alors qu'il rejoignait les
avant-postes amis, après avoir protégé, sous un tir d'artillerie et de
mitrailleuses ennemies le repli d'un char destroyer que les fantassins adverses
cherchaient à approcher. Cette citation comporte l'attribution de la Croix de
Guerre avec palme.
C.
de Gaulle.
Repose
parmi 1589 soldats de la 1ère Armée (Mal de Lattre de Tassigny).
D’après
gw.geneanet.org
MARANT
André Albert
(Les
documents le concernant ne sont pas encore accessibles au public, l’acte de
décès n’a pas été retrouvé à Thenay.)
État civil
·
Né
le 16 juillet 1926 à Paris.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 19 août 1944 à Thenay.
Situation militaire
·
Statut militaire, résistant FFI (Forces
Françaises de l’Intérieur)
·
Tué ‘accidentellement’ le 19 août 1944 à Thenay.
·
Mention ‘Mort pour la France‘.
Samedi 19 août 1944, un drame a
eu lieu dans la ferme de Saint-Lhomer : André MARANT, pas encore 18 ans,
accueilli aux Ouches, dans la famille NIVARD, fut tué ‘accidentellement’ par un
camarade du maquis. Ce dernier aurait blagué avec une arme reçue par
parachutage dans la clairière. Elle était chargée sans qu’il le sache. La
sépulture d’André dans le cimetière est encore fleurie par quelques personnes
en 2020.
D’après :
‘Fougères-sur-Bièvre au XXe siècle’ par Dr. F. COULON.
|
|
‘ICI REPOSE LE CORPS Du FTP MARANT André Tombé le 19 août 1944 A l’âge de 18 ans La Jeunesse de Fougères En souvenir de leur Vaillant Camarade’ |
Sépulture
de MARANT André Albert – Vieux cimetière
OURY
Marcel Louis
État civil
·
Né
le 4 juillet 1913 à Mur-de-Sologne.
·
Profession
?
·
Marié
le 15 avril 1936 à Tour-en-Sologne avec GRANGER Suzanne Gabrielle.
·
Décédé
à l’hôpital de Beauvais (Oise) le 8 mai 1940 pour cause de maladie contractée
en service.
Situation militaire (Fiche matricule n°1224)
·
Parti aux armées le 2 septembre 1939.
·
2e Groupe de Reconnaissance de Division
d’Infanterie (2e GRDI),
·
Mention
‘Mort pour la France’.
·
Son
corps a été inhumé à Fougères aux frais de la commune.
|
Frais
d’inhumation de militaire |
M. le Maire expose qu’il y a eu de prévoir le règlement de la
dépense de l’inhumation du militaire OURY Marcel dont le corps a été inhumé à
Fougères. Après délibération le Conseil décide d’ouvrir pour ce faire un
crédit de 1500 F à prendre sur entretien et clôture du cimetière. |
Décision du Conseil Municipal
du 13 février 1949.
|
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‘Ici repose Le soldat OURY Marcel 1913-1940’ |
Sépulture de Marcel OURY – Vieux cimetière
3 Prisonniers de guerre
Après leur capture, sur le sol français, par l’armée allemande, les prisonniers de guerre sont d’abord dirigés vers les « frontstalags » (camps de prisonniers installés dans les territoires français occupés), puis vers les « stalags » pour les soldats et les sous-officiers ou les « oflags » pour les officiers.
Situés
en territoires allemands, les stalags et les oflags ( de I à XXI ) sont chacun organisés
en 10 districts.
Les informations succinctes sur
les Stalags sont issues du site : muse.jhu.edu.
Localisation des camps de prisonniers en Allemagne
La vie dans les camps de prisonniers en Allemagne
Les camps étaient généralement gérés selon les directives de la Convention de Genève 29 et du Règlement de la Haye et étaient régulièrement inspectés par des représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Les
prisonniers de guerre russes en ont été exclus au motif que l'URSS n'était pas
signataire de la Convention de Genève et qu'en conséquence, leurs conditions de
vie étaient nettement moins bonnes. En général, le traitement des prisonniers
dépendait de leur nationalité. Les Français, les Britanniques et les Américains
sont relativement bien traités, tandis que les Italiens, et particulièrement
les Russes, subissent les conséquences des mauvais traitements.
Certains
prisonniers restent dans les camps, les autres sont répartis vers les détachements
de travail dépendant du stalag et travaillent principalement dans l’industrie,
les mines, l’agriculture ou la foresterie.
La Convention
de Genève interdit l’utilisation des prisonniers de guerre dans la production
liée à la guerre, en particulier dans la fabrication et le transport d’armes et
de munitions. Néanmoins, il y a eu des plaintes concernant des prisonniers
ayant dû travailler sur des aérodromes, des fortifications et la production
d’armes ; par exemple, le détachement 1092 à Kiel travaillait dans la
production de guerre, le détachement 878 à Neumünster travaillait dans une
usine aéronautique, et le détachement 329 à Pinneberg fabriquait des bombes.
Les Allemands
voulaient que les prisonniers aient droit à des soins médicaux gratuits (en
vertu de l’article 18 de la Convention de Genève) dans des cliniques,
infirmeries ou hôpitaux proches, si la clinique du camp n’était pas équipée à
cette fin.
Des violations
manifestes de la Convention de Genève (en particulier le droit au rapatriement
pour les personnes gravement malades ou blessées) se sont produites tout au
long de la guerre. Au lieu d’être rapatriés, les prisonniers ont été renvoyés
au travail et leur libération des détachements a été empêchée ou retardée par
leurs employeurs ou le bureau du travail. Les rapports du CICR et de la mission
Scapini, ainsi que le taux de mortalité toujours croissant, indiquent que les
soins médicaux, qui n’ont jamais été de haute qualité, se sont détériorés tout
au long de la guerre. Il y avait des pénuries de personnel, de médicaments et
de transport, qui étaient particulièrement graves dans les détachements de
travail ruraux.
Prisonniers habitant Fougères-sur-Bièvre
Fiches des prisonniers
de guerre 1939-1945 conservées aux archives municipales de Fougères-sur-Bièvre
et/ou aux archives départementales de Loir-et-Cher
BERNIER Maurice Roger
|
Fiche
Fougères-sur-Bièvre |
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|
·
Né
le 15 février 1915 à Lamotte-Beuvron.
·
Cultivateur.
·
Marié
le 12 janvier 1963 à Vouzon (Loir-et-Cher) avec Aimée TALBOT.
·
Décédé
le 22 décembre 1990 à Orléans (Loiret).
·
Parti
aux armées le 2 septembre 1939.
·
Soldat
au 150e RI Verdun.
·
Fait
prisonnier le 4 juin 1940.
·
Captivité
du 4 juin 1940 au 2 mai 1945 au stalag XIII B, matricule 52992.
·
Libéré
par les alliés le 27 avril 1945.
·
Rentré
en France le 03 mai 1945.
·
Démobilisé
le 17 mai 1945 à Paris (Seine).
Stalag XIII B
- Créé
en juillet 1940 à 80 km au Nord-Ouest de Nuremberg.
- En
1944, 10000 prisonniers dépendent de ce camp et de 100 détachements de travail.
- Activités
culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique,
sport.
- Nature
des détachements de travail : fermes, usines et mines de charbon.
- Les
forces américaines ont libéré le camp le 22 avril 1945.
BIDAULT
Bernard
|
Fiche
Fougères-sur-Bièvre |
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|
·
Né
le 25 juillet 1918 à Feings.
·
Boulanger.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 26 octobre 2005 à Tours.
·
Parti
aux armées le 2 septembre 1938.
·
Caporal
du 305e RAT.
·
Fait
prisonnier à 16 juin 1940 à Orléans.
·
Captivité
du 16 juin 1940 au 25 juin 1940 au stalag IV G, matricule 714.
·
Rapatrié
le 12 juillet 1945.
·
Démobilisé
le 19 juillet 1945 à Blois.
Les Stalag IV
- Créé
le 1er février 1941 juillet 1940 au centre d'Oschatz à 10 km de Leipzig.
- En
1944 16000 prisonniers dépendent de ce camp et de nombreux détachements de
travail.
- Nature
des détachements de travail : carrières de pierres, usines de papier,
chantiers de construction et mines de charbon.
- Les
forces américaines ont libéré le Stalag IV G le 26 avril 1945.
COUSIN
Camille Louis
|
Fiche
Fougères-sur-Bièvre |
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|
·
Né
le 20 juin 1908 à Ouchamps.
·
Cultivateur.
·
Marié
le 30 juillet 1932 à Feings avec Gilberte Fernande REGNIER.
1 enfant de 6 ans.
·
Décédé
le 19 décembre 1982 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Parti aux armées le 14 septembre 1939.
·
Caporal
du 331e RI.
·
Fait prisonnier le 14 mai 1940 à Donchery (Ardennes).
·
Captivité du 14 05 1940 au 17 05 1945 au stalag IV A,
matricule 23979.
·
Libéré par les Américains le 24 avril 1945.
·
Rentré en France le 18 mai 1945.
·
Démobilisé le 7 juin 1945 à Blois.
Le stalag IV A
- Créé
le 26 août 1939, à Hoyerswerda puis transféré à Elsterhorst à partir du
10 septembre 1939 aux confins de la Saxe et de la Silésie, puis à Hohnstein en Saxe au 1er trimestre 1941.
- En
1943, plus de 14000 prisonniers dépendent de ce camp.
- Activités
culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique,
sport.
- Nature
des détachements de travail : bois, réparation et construction
ferroviaires, construction de bâtiments et exploitation minière à ciel ouvert.
- Les
forces américaines ont libéré le camp le 22 avril 1945.
L’Oflag IV D
- Créé
IV le 5 juin 1940 à Elsterhorst (aujourd’hui Nardt), près de Hoyerswerda, à 50
km au Nord de Dresde.
- D’une
capacité maximale de 6000 officiers avec leur ordonnance (janvier 1945).
- Activités
culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre (1000 représentations
de 80 pièces avec la confection de 1500 costumes), cours et conférences sur de
nombreux sujets, musique, sport. Le journal du camp est « Le
moineau ».
- Nature
des détachements de travail : fermes, usines et mines de charbon.
COUSIN Marcel Alfred
|
Fiche
Fougères-sur-Bièvre |
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|
·
Né
le 27 décembre 1903 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Cultivateur.
·
Marié
le 30 septembre 1926 à Feings avec Hélène Marcelle LETOUT.
2 enfants de 11 et 3 ans.
·
Décédé
le 14 septembre 1992 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Parti
aux armées le 8 septembre 1939.
·
Soldat
au 405e Pionniers.
·
Fait prisonnier à ?
·
Captivité au stalag I B, matricule 45798.
·
Rapatrié le 8 mars 1942.
·
Démobilisé le ?
Le stalag I B
- Créé
le 10 octobre 1939, situé en Prusse Orientale, à l'ouest de Hohenstein.
- D’une
capacité maximale de 55000 prisonniers en 1943 et détachements de travail.
- Nature
des détachements de travail : agriculture, sylviculture.
- Le
camp a été libéré par les troupes soviétiques le 23 janvier.
DENIAU René Jean
|
Fiche
Fougères-sur-Bièvre
|
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|
État civil
·
Né
le 31 décembre 1905 à Lorges.
·
Cultivateur.
·
Marié
le 23 juin 1928 à Saint-Laurent-des-Eaux avec Désirée Marguerite QUINET.
Divorcé.
·
Marié
le 23 février 1937 à Fougères-sur-Bièvre avec Hyacinthe France BEAUCHAMP.
2 enfants 4 et 1 ans.
·
Décédé
le 3 mars 1988 à Orléans.
·
Parti aux armées le ?
·
Caporal du 313e RI.
·
Fait prisonnier à ?
·
Captivité au stalag XI B, matricule 40978.
·
Rentré le 13 mai 1945.
Stalag IX B
- Situé
au sud-est de la ville de Bad Orb dans la Hesse, près de Magdebourg à 90 km de
Berlin
- D’une
capacité maximale de 25000 prisonniers.
- Activités
culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique,
sport.
- Nature des détachements de travail : agriculture, foresterie et industrie de défense.
- Libéré par la 7e division de la deuxième armée britannique le 16 avril 1945.
FEUILLET Roger René
|
Fiche
Fougères-sur-Bièvre
|
| Roger Feuillet lors de la remise du ‘Diplôme d’honneur aux combattants de l’Armée Française’ par F. Coulon. |
État civil
·
Né
le 17 février 1910 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Profession :
cultivateur.
·
Marié
le 26 décembre 1931 à Fougères-sur-Bièvre avec Nadia Régina Raymonde RONFLARD.
2 enfants 6 et 3 ans.
·
Décédé
le 8 décembre 2012 à Contres.
·
Arrivé
aux armées le 14 septembre 1939.
·
Caporal
du 331e RI.
·
Fait
prisonnier le 18 juin 1940 à Épinal (Vosges).
·
Congé
de captivité le 22 avril 1943.
·
Captivité
du 18 juin 1940 au 21 avril 1943 au stalag XI A, matricule 68535.
·
Démobilisé
le 1er mai 1943 à Blois.
Stalag XI A
- Créé
le 20 septembre 1939 près de Magdebourg, en Saxe-Anhalt à environ 90 km de
Berlin.
- D’une
capacité maximale de 63000 prisonniers en janvier 1945.
- Activités
culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique,
sport.
- Nature des détachements de travail : agriculture, entreprises industrielles de la région produisant des biens importants pour l’effort de guerre.
- Le camp a été libéré par les troupes soviétiques le 3 mai 1945.
FRANCK Charles Robert
|
Fiche
Fougères-sur-Bièvre
|
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|
État civil
·
Né
le 17 mai 1914 à Paris 14e.
·
Cultivateur.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 16 janvier 1969 à Cormeray.
·
Parti
aux armées le 28 août 1939.
·
Soldat
4e RI.
·
Fait
prisonnier à Lille (Nord) le 31 mai 1940.
·
Captivité
du31 mai 1940 au 26 mai 1945 au stalag VII A, matricule 32123.
·
Libéré
par les Américains le 2 mai 1945.
·
Rentré
en France le 27 mai 1945.
·
Démobilisé
le 8 juin 1945 à Blois.
Le Stalag VII A
(Moosburg, Allemagne)
- Créé
le 22 septembre 1939 à Landeshut et l’a déployé à Moosburg an der Isar.
- 29
avril 1945, il y avait environ 80000 prisonniers dans le camp.
- Nature
des détachements de travail : agriculture, déchargement de fournitures des
wagons.
- La
14e division blindée américaine a libéré le Stalag VII A le 29 avril 1945.
GERMAIN Gaston René Louis
|
Fiche
Fougères-sur-Bièvre
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|
(Camp situé en Poméranie (Pologne) à
80km de Berlin).
État civil
·
Né
le 21 mai 1914 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Cultivateur.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 13 octobre 1986 à Blois.
·
Parti
aux armées le 1er août 1939.
·
Sodat
au 131è RI.
·
Fait
prisonnier à Illies (Nord) Le 23 mai 1940.
·
Libéré
par les Russes le 31 janvier 1945.
·
Captivité
du 23 mai 1940 au 29 juillet 1945 au stalag III C, matricule 1973.
·
Rentré
en France le 30 juillet 1945.
·
Démobilisé
le 11 août 1945 à Blois.
Stalag III C
- Créé
le 12 juin 1940 à Alt-Drewitz (aujourd’hui Drzewice, Pologne) à environ 80 km à
l'Est de Berlin.
- D’une
capacité de plus de 12000 prisonniers.
- Nature
des détachements de travail : fermes, industries.
- Le
12 mars 1945, le camp a été libéré par les troupes soviétiques.
GILLES Gilbert Robert Raymond;
En 1939, à 17ans, Gilbert Gilles s'engage comme volontaire dans l'armée française. Il est fait prisonnier puis intègre la WaffenSS (division Charlemagne) et combat en Ukraine du nord.
Pour Gilbert Gilles, veuillez consulter sur internet, la fiche Wikipédia qui lui est consacrée.
|
Fiche
Fougères-sur-Bièvre
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État civil
·
Né
le 11 février 1922 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Cultivateur.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 31 décembre 2009 à Vendôme.
·
Parti
aux armées le ?
·
Caporal
du 25è RI.
·
Fait
prisonnier à ?
·
Captivité
du ? au ? au stalag III A, matricule 41113.
·
Rapatrié
le ?
·
Démobilisé
le ?
Le stalag III A
- Créé
le 28 septembre 1939 à Luckenwalde, à environ 50 kilomètres au Sud de Berlin.
- D’une
capacité maximale de 53600 prisonniers en septembre 1944.
- Activités
culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique,
sport.
- Nature
des détachements de travail : foresterie et industrie.
- Les
troupes soviétiques ont libéré le Stalag III A le 24 avril 1945.
HAMEAU Alphonse Georges
|
Fiche
Fougères-sur-Bièvre
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État civil
·
Né
le 2 août 1912 à Droué.
·
Cultivateur.
·
Marié
le 8 août 1936 à Fougères-sur-Bièvre avec Juliette Augustine Brigitte CORMIER.
·
Décédé
le 20 mars 2002 à Blois
·
Parti
aux armées le 31 août 1939.
·
Soldat
au 131è RI.
·
Fait
prisonnier à Amiens (Somme) le 20 mai 1940.
·
Libéré
par les Russes le 25 février 1945.
·
Captivité
du19 mai 1940 au 6 août 1945 au stalag II B matricule 69568.
·
Rentré
en France le 7 août 1945.
·
Démobilisé
le 23 août 1945 à Blois.
Le stalag II B
- Créé
le 15 septembre 1939 à Hammerstein (aujourd’hui Czarne, Pologne).
- D’une
capacité maximale, en janvier 1945, de 7200 prisonniers.
- Activités
culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique,
sport.
- Nature
des détachements de travail : fermes, industrie forestière, chemin de fer
et construction de l’autoroute de Stettin à Danzig.
- Les
troupes soviétiques ont libéré le camp le 26 février 1945.
HAMEAU Ferdinand Pierre
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Fiche
Fougères-sur-Bièvre
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État civil
·
Né
le 18 novembre 1916 à Droué.
·
Cultivateur.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 9 novembre 1985 à Blois
·
Parti
aux armées le 8 septembre 1939.
·
Soldat
au 131e RI.
·
Fait
prisonnier à Saint-Florentin (Yonne) le 15 juin 1940.
·
Captivité
du 15 juin 1940 au 1er juin 1945 à l’oflag XVII A, matricule 50445.
·
Rapatrié
le 2 juin 1945.
·
Démobilisé
le 30 juin 1945.
L’Oflag XVII A
- Créé
le 15 juin 1940 à environ 4,5 kilomètres au Sud de la ville d’Allentsteig dans
le Nord-Est de l’Autriche à 100 km au Nord-Ouest de Vienne.
- En
janvier 1941, le camp atteint sa capacité maximale avec un total de 73583
soldats, 970 officiers et 220 civils.
- Les
forces américaines ont libéré l’Oflag XVII A le 9 mai 1945.
LÉZÉ Alfred Marcel
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Fiche
Fougères-sur-Bièvre
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État civil
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Né
le 8 septembre 1914 à Soings-en-Sologne.
·
Profession :
cultivateur.
·
Marié
le 20 février 1939 à Fougères-sur-Bièvre avec Huguette Mauricette GERMAIN.
·
Décédé
le ?
·
Parti
aux armées le 2 septembre 1939.
·
Soldat
4e RI.
·
Fait
prisonnier à Haubourdin (Nord) le 01 06 1940.
·
Mis
en congé de captivité par les autorités allemandes le 27 08 1941.
·
Captivité
du 1 juin 1940 au 26 août 1940 au stalag VI A, matricule 15125.
·
Démobilisé
le 27 août 1941 à Blois.
Le stalag VI A
- Créé
le 10 octobre 1939 à Hemer, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, près du bassin de la
Ruhr.
- D’une
capacité maximale de 24000 prisonniers.
- Nature
des détachements de travail : fermes, industrie.
- La
septième division blindée américaine a libéré le Stalag VI A le 14 avril 1945
PECQUET Albert Henri
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Fiche
Fougères-sur-Bièvre
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État civil
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Né
le 7 janvier 1915 à Blois.
·
Profession :
ouvrier agricole.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 24 mars 1956 à Blois.
·
Arrivé
aux armées le 23 mars 1939.
·
Soldat
CM génie 38e.
·
Fait
prisonnier à Troyes (Aube) le 20 juin 1940.
·
Captivité
du 20 juin 1940 au 10 mai 1945 au stalag IX C, matricule 20943.
·
Libéré
par les Américains le 16 avril 1945.
·
Rentré
en France le 11 mai 1945.
·
Démobilisé
le 25 mai 1945 à Blois.
Le stalag IX C
- Créé
en février 40, il est situé près de Bad Sulza entre Leipzig et d’Erfurt.
- D’une
capacité maximale de 55669 en juin1944.
- Activités
culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique,
sport.
- Nature
des détachements de travail : essentiellement dans l’agriculture.
- Le
camp a été libéré par la troisième armée américaine le 11 avril 1945.
PICHEREAU Marius Bernard
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Fiche
Fougères-sur-Bièvre |
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État civil
·
Né
le 6 juillet 1912 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Cultivateur.
·
Marié
le 24 avril 1933 à Ouchamps avec Gilberte Lucienne BERTHIAS.
1 enfant de 5 ans.
·
Décédé
le 10 mars 1954 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Parti
aux armées le 6 août 1939.
·
Soldat
113e RI.
·
Fait
prisonnier à Prouilly (Marne) le 09 06 1940.
·
Libéré
par les alliés le 1er mai 1945.
·
Captivité
du 9 juin 1940 au 19 avril 1945 au stalag VII A, matricule 17357.
·
Rentré
en France le 20 mai 1945.
·
Démobilisé
le 2 juin 1945 à Blois.
Le stalag VII A (Voir Franck Charles)
PICHON Norberg Marie Lubin
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Fiche
Fougères-sur-Bièvre |
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État civil
·
Né
le 8 mars 1905 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Cultivateur.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 5 mai 1997 à Blois.
Situation militaire (Fiche matricule n° 203)
·
Parti
aux armées le 7 septembre 1939.
·
Soldat
113e RI 13 Cie Pionniers.
·
Fait
prisonnier à Saint-Léger-Vauban (Yonne) le 16 06 1940.
·
Captivité
du 31 mai 1940 au 07 janvier 1942 au stalag III C, matricule11457.
·
Libéré
par les Américains le 10 mai 1945.
·
Rentré
en France le 21 mai 1945.
·
Démobilisé
le 9 juin 1945 à Blois.
Le stalag III C (Voir Germain Gaston)
RONFLARD Gaston
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Fiche
Fougères-sur-Bièvre |
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État civil
·
Né
le 3 août 1901 à Fougères-sur-Bièvre. ?
·
Cultivateur.
·
Marié
le ? 2 enfants de 11 et 4 ans.
·
Marié
le 4 mars 1940 à Fougères avec Georgina PANGAULT.
1 enfant de 6 mois.
·
Décédé
le 18 mars 1978 à Blois
·
Parti aux armées le 12 septembre 1939.
·
Soldat
415cie Train hippomobile.
·
Fait prisonnier à Charmes (Vosges) le ?
·
Captivité du ? au 23 novembre 1942 au stalag XII A,
matricule 36894.
·
Libéré le 23 novembre 1942.
·
Démobilisé
le 25 novembre 1942 à Blois.
Le stalag XII A
- Créé
le 23 janvier 1940, dans une zone à la limite ouest de Limburg an der Lahn.
- D’une
capacité maximale de 42200 le 1er janvier 1945.
- Activités
culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique,
sport.
- Nature
des détachements de travail : agriculture, industries de taille moyenne
- La
zone du camp dans le Limbourg a été libérée par l’armée américaine le 26 mars
1945.
SEGRÉ René Abel
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Fiche
Fougères-sur-Bièvre |
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(Camp situé près d’Offenburg en
Allemagne, proche de Strasbourg).
État civil
·
Né
le 29 juillet 1917 à Ouchamps.
·
Cultivateur.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 23 mars 1997 à Vineuil.
·
Parti aux armées le 1er septembre 1939.
·
Soldat au Dépôt Infanterie n° 62.
·
Fait prisonnier le 18 juin 1940 à Lavenay (Sarthe).
·
Captivité du 18 juin 1940 au 8 mai 1945 au stalag V C,
matricule 62188.
·
Rentré en France le 4 mai 1945.
·
Démobilisé le 16 mai 1945 à Blois.
Stalag V C
- Créé
le 28 mars 1940 à Malschbach, près de Baden-Baden, en février 1942, il est
déplacé à Offenburg.
- D’une
capacité maximale de 30000 prisonniers.
- Activités
culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique,
sport.
- Nature des détachements de travail : jouets en bois, usines, chemins de fer, fortifications et tranchées, foresterie.
- Les troupes américaines ont libéré le Stalag V C le 20 avril 1945.
TABOR Gilbert Silvain Valéry
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Fiche
Fougères-sur-Bièvre
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(Camp situé en Rhénanie du
Nord-Westphalie près du bassin de la Ruhr).
·
Né
le 5 juin 1908 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Cultivateur.
·
Marié
le 16 décembre 1930 à Feings avec Luce France COURTAS.
veuf, 1 enfant de 9 ans.
·
Décédé
le 27 mai 1994 à Blois.
·
Parti aux armées le 28 octobre 1939.
·
Caporal du 21 BI du 131e RI.
·
Fait prisonnier le 21 juin 1940.
·
Captivité du 26 juin 1940 au 20 février 1941 au stalag VI A,
matricule 29576.
·
Rapatrié le 20 février 1941 comme blessé en captivité par
train sanitaire.
·
Démobilisé le 21 février 1941 à Bergerac (Dordogne).
Il travaille dans une ferme où il est bien traité. Blessé au genou par la chute d'un semoir le 25/09/1940, il est transféré à l'hôpital de Lemgo où il est opéré, et il reconnait avoir été très bien soigné. Sorti de l'hôpital il rejoint le stalag VI A le 20/01/1941.
Retour en France :
-Camp de Bathorn (Sud de la Hollande). Constance (Bade Wurtemberg)
-Passage en Suisse: Neuchâtel, Genève.
-Ensuite, Lyon, Montluçon, Bergerac (hôpital complémentaire).
-Puis Limoges, Vierzon, Tours, Blois et arrivée à Fougères le 26/02/1941.
Stalag VI A (voir LÉZÉ Alfred Marcel)
TERTERRE Gilbert Georges Joseph
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Fiche
Fougères-sur-Bièvre
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(Camp situé près de Magdebourg à 90 km
de Berlin).
·
Né
le 26 décembre 1914 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Cultivateur.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 2 août 1995 à Blois.
·
Parti
aux armées le 30 août 1939.
·
Soldat
au 4e RI.
·
Fait
prisonnier à Lille (Nord) le 31 mai 1940.
·
Captivité
du 31 mai 1940 au 7 janvier 1942 au stalag X A, matricule 29029.
·
Rapatrié
le 8 janvier 1942.
·
Démobilisé
le 10 janvier 1942 à Blois.
Stalag X A
- Créé
le 30 septembre 1939 dans le Schleswig.
- D’une
capacité maximale de 38000 le 15 février 1944.
- Nature
des détachements de travail : agriculture, industrie de la construction,
machines, chaudières, équipements de véhicules.
- Le
camp a été libéré par les forces britanniques entre le 5 et le 9 mai 1945.
WENDLESKI
Wladislaw
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Fiche
Fougères-sur-Bièvre |
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(Camp situé en Saxe à 44km au nord-est
de Dresde).
État civil
·
Né
en Pologne le 10 janvier 1916.
·
Ouvrier
agricole.
·
Célibataire.
·
Décédé
le ?
·
Captivité
du ? au stalag IV A, matricule 65642
Le stalag IV A (voir COUSIN Camille Louis)
4 Autres prisonniers de
guerre 1939-1945 dont aucune fiche n’existe dans les archives de la commune
CHESNEAU
Clovis Émile
(S’installe aux Bordes à Fougères-sur-Bièvre après la guerre ?)
État civil
·
Né
le 26 décembre 1907 à Sassay.
·
Cultivateur.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 2 août 1995 à Blois.
·
Parti
aux armées le 6 septembre 1939.
·
Soldat
45e RAD.
·
Fait
prisonnier le ? à ?
·
Captivité
du ? au ? au frontstalag 192.
·
Rapatrié
le ?
·
Démobilisé
le 7 janvier 1941.
Frontstalag 192 (Voir Vaslin René)
Le
Frontstalag 192 a d’abord été créé à Laon dans Aisne de juillet 1940 à
mars 1941 et a été déplacé à La Fère de mars 1941 à juin 1942.
Fait prisonnier, il s’évade mais est
repris et envoyé dans un camp disciplinaire. Il s’évade une deuxième fois,
arrive à Lyon. Il demeure en zone libre. Simone (PICHON), sa femme va alors le
voir en franchissant la ligne de démarcation vers Selles-sur-Cher en passant
sous des barbelés. Il revient à Fougères, caché dans la boîte à outils du
camion de son beau-frère (le mari de France, sa sœur) conducteur de citernes à
Couddes. (Propos recueillis auprès de Viviane GARNIER sa fille).
HUBERT
Henri Joseph
État civil
·
Né
le 7 juin 1908 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Cultivateur.
·
Marié
le 16 avril 1932 à Feings avec Andrée Germaine DESTOUCHES.
·
Décédé
le 16 septembre 1991 à Blois.
·
Parti
aux armées le 5 septembre 1939.
·
Sergent
au 4e Génie.
·
Fait
prisonnier le 21 juin 1940 à Bruyères.
·
Captivité
du 21 juin 1940 au 12 avril 1945 au stalag XII A matricule 13934.
·
Libéré
par les Alliés le 29 mars 1945.
·
Rentré
en France le 9 avril 1945.
·
Démobilisé
le 13 avril 1945 à Blois.
Stalag XII A (Voir Ronflard Gaston)
NICOLE
Louis Armand Georges
État civil
·
Né
le 17 mars 1914 à Molineuf.
·
Cultivateur.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 26 septembre 1985 à Blois.
·
Parti
aux armées le 11 septembre 1939.
·
Soldat
au 113e RI.
·
Fait
prisonnier le 9 juin 1940 à Pontavert (Aisne).
·
Captivité
du 9 juin 1940 au 3 mai 1945 stalag VII A, matricule 14794.
·
Libéré
par les Américains le 28 avril 1945.
·
Rentré
en France le 4 mai 1945.
·
Démobilisé
le 4 mai 1945 à Blois.
Stalag VII A (Voir Charles Robert Franck)
PARENT Kléber Alfred
État civil
·
Né
le 31 mars 1912 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Profession
: cultivateur.
·
Marié
le 4 mai 1940 à Feings avec Marie Rose AUGRÉ.
·
Décédé
le 28 février 1993 à Blois.
·
Parti
aux armées le 11 septembre 1939.
·
Soldat
au 113e RI.
·
Fait
prisonnier le 14 juin 1940 à Sézanne (Marne)
·
Captivité
du 14 juin 1940 au 3 octobre 1942. Stalag XVII B, matricule 22325.
·
Rentré
le 10 octobre 1942.
·
Démobilisé
le 26 octobre 1942 à Blois.
Stalag XVII B
- Créé
le 26 octobre 1939 à Gneixendorf, près de Krems an der Donau, depuis Dulag
Gneixendorf. Il s’est développé en le plus grand camp de prisonniers de guerre
dans ce qui était alors l’Ostmark (aujourd’hui l’Autriche).
- 66000
prisonniers dépendaient de ce camp.
- Activités
culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique,
sport.
- Nature
des détachements de travail : travaux agricoles, travaux pour la Wehrmacht
et construction.
- Le
Stalag XVII B a été libéré le 9 mai par des éléments de la 49è division de
fusiliers soviétiques.
RIVERAIN
Georges
État civil
·
Né
le 1 avril 1901 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Cultivateur.
·
Marié
le 26 février 1924 à Ouchamps avec Juliette Aurélie BROUX.
·
Décédé
le 10 mars 1950 à Ouchamps.
·
Parti
aux armées le 4 septembre 1939.
·
Sapeur
au Dépôt d’Artillerie n° 5.
·
Fait
prisonnier à Verdonnet (Aube) le ?.
·
Captivité
du ? au 3 mars 1945. Stalag XII D, matricule 10717.
·
Libéré
par les Américains le 4 mars 1945.
·
Rentré
en France le 21 mars 1945.
·
Démobilisé
le 28 mars 1945 à Blois.
Stalag XII D
- Créé
le 10 juillet 1940. Le camp était situé sur la colline de Petrisberg, à l’est
du centre-ville de Trèves. Le 14 octobre 1944, le camp déménage à
Waldbreitbach, près de Neuwied.
- D’une
capacité maximale de 37715 prisonniers en septembre 1944.
- Activités
culturelles et récréatives du camp : bibliothèques, théâtre, musique,
sport.
- Nature
des détachements de travail : agriculture.
- Libéré
par les forces américaines le 22 mars 1945.
VASLIN
René
État civil
·
Né
le 14 novembre 1907 à Blois.
·
Profession :
cultivateur.
·
Marié
le 12 décembre 1939 à Blois avec Yvette Hélène Yvonne GAUTHIER.
·
Décédé
le 11 février 1954 à Orléans.
·
Parti
aux armées le 15 avril 1940.
·
Soldat
au Dépôt de chars n° 507 à Vannes.
·
Fait
prisonnier le 26 juin 1940 à Grand Champ (Morbihan).
·
Captivité
du 26 juin 1940 au 22 juillet 1941 au frontstalag 172, stalag IX B, XI B, XI A.
·
Libéré
le 23 juillet 1941.
·
Démobilisé
le 2 octobre 1941 à Bourges.
Frontstalag 172
Dans la région
de la Somme et de l’Oise, dans le nord de la France, l’armée allemande a opéré
une série de frontstalags après la campagne de mai à juin 1940. Plusieurs frontstalags
utilisaient des installations militaires (casernes et forts) dans les villes
d’Amiens, La Fère, Compiègne et Doullens
Certains de ces
camps ont principalement fonctionné comme des camps de transit après le début
de l’offensive allemande sur la Somme le 5 juin 1940, et un très grand nombre
de prisonniers français et britanniques sont passés par ces camps.
Stalag XI A (Voir Jean René Deniau)
Stalag XI B (Voir Roger Feuillet)
de
CHILLAZ François Henri Louis Marie
État civil
·
Né le 1er août 1905 à Paris.
·
Conseiller référendaire de 2ème classe depuis le 30 mai 1936.
·
Marié le 23 juin 1937 à Ouchamps avec Renée Thérèse Louise
Marie Chantal LAMBOT de FOUGÈRES.
·
Décédé le 30 octobre 1988 à Orcenais (Saint-Amand-Montrond,
Cher).
·
Mobilisé en 1939.
·
Lieutenant d'artillerie, croix de guerre, citation à l'ordre
du corps d'armée.
·
Captivité de cinq années en Poméranie.
5 Victime du STO (Service Travail Obligatoire)
L'Allemagne nazie imposa au gouvernement de Vichy la mise en place du STO, pour
essayer de compenser le manque de main-d'œuvre dû à l'envoi d'un grand nombre
de soldats allemands sur le front de l'Est, où la situation ne cessait de se
dégrader. De fait, les travailleurs français sont les seuls d'Europe à avoir
été requis par les lois de leur propre État et non par une ordonnance
allemande. C'est une conséquence indirecte de la plus grande autonomie négociée
par le gouvernement de Vichy comparativement aux autres pays occupés, qui ne
disposaient plus de gouvernement propre.
D’après : fr.wikipedia.org
RIBOD
André Gilbert
État civil
·
Né
le 22 décembre 1899 à Paris 8è arrondissement.
·
Profession
: charpentier-couvreur chez Pierre BAILLY.
·
Célibataire.
·
Décédé
le 11 juillet 1964 à Fougères-sur-Bièvre.
·
N’a
pas pris part aux opérations de la seconde guerre mondiale en tant que
militaire mobilisé.
A-t-il
été réquisitionné pour le STO ? Mais il n’est pas parti, s’est-il caché ?
(Information Pierrette BAILLY, fille de Pierre BAILLY, artisan charpentier-couvreur
chez qui travaillait André RIBOD).
Y
a-t-il confusion avec les réquisitionnés du 26 novembre 1942 de
Fougères-sur-Bièvre ? (Voir ci-après)
Y
a-t-il eu d’autres fougèrois contraints de partir au STO ?
TRIOREAU
Paul Gaston
État civil
·
Né
le 26 janvier 1920 à Onzain.
·
Boucher.
·
Marié
le 25 novembre 1941 à Fougères-sur-Bièvre avec QUENIOUX Irène Laure Gabrielle.
·
Décédé
le 9 décembre 1944 à Wolfenbüttel (Basse Saxe, Allemagne).
|
Gaston TRIOREAU. memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr. |
Coll
Jean-François et Marie -Claude TRIOREAU. |
Situation militaire (Fiche matricule n°1404)
·
Parti
aux armées le 10 juin 1940.
·
Soldat
au dépôt d’infanterie n°172 à Agen.
·
Démobilisé
le 1er avril 1940 à Toulouse.
·
Parti
au STO en mai 1943.
·
Décédé,
en déportation, le 9 décembre 1944 à Wolfenbüttel (Basse Saxe - Allemagne).
(Avis
de la mairie de Landes-le-Gaulois en date du 20 mai 1947.)
Il n’est
pas inscrit sur le Monument aux Morts de Onzain, mais sur la stèle
commémorative dans le cimetière.
Sa
famille n’a été informée de son décès par maladie qu’au moment de l’armistice
par un camarade de captivité (information de Jean-François TRIOREAU son fils et
Gérard QUENIOUX).
|
|
Gaston
TRIOREAU 1920 - 1944 |
Stèle commémorative du cimetière d’Onzain. Coll Jeannine & Michel ROUX.
Wolfenbüttel est une ville allemande en Basse-Saxe.
La ville comprend également un camp
de travail forcé dont les détenus (minorités ethniques, suspects raflés dans
les pays occupés, prisonniers de guerre soviétiques) sont traités en dépit des
droits humains. Ainsi, les évadés seront exécutés s'ils sont repris.
D’après : fr.wikipedia.org
6 Les réquisitionnés du 26
novembre 1942
Document
retrouvé dans les archives militaires de la Mairie de Fougères-sur-Bièvre.
Ont-ils
été réquisitionnés pour la construction du « Mur de l’Atlantique » ?
BAILLY Pierre Martial
État civil
·
Né le 22 mars 1915 à Feings.
·
Artisan couvreur.
·
Célibataire.
·
Décédé le 20 avril 1999 à Blois (Loir-et-Cher).
Situation militaire (Fiche matricule n° 228)
·
Parti aux armées le 3 septembre 1939.
·
Soldat au 18e régiment de chasseurs.
·
Rentré le 12 juillet 1940.
·
Démobilisé le 8 septembre 1940 à Contres (Loir-et-Cher).
BISSON Maurice Bernard
État civil
·
Né le 9 septembre 1913 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Maçon.
·
Décédé le 10 juillet 2006 à Saint-Amand-Montrond (Cher).
Situation militaire (Fiche matricule n°1183)
·
Parti aux armées le 4 septembre 1939.
·
Soldat à la Boul Campagne n° 5 à St Sulpice (Tarn).
·
Démobilisé le 11 août 1940 à Perpignan.
BOURGOIN André Eugène
État civil
·
Né le 26 avril 1920 à Fougères-sur-Bièvre.
·
Boulanger.
·
Décédé le 19 mars 1995 à Joigny (Yonne).
Situation militaire (Fiche matricule n°745)
Aucune
information quant à son activité militaire.
DUDOUET Alphonse André Émile
État civil
·
Né le 15 février 1911 à Caen (Calvados).
·
Maçon chez BRISEMUR.
·
Marié le 10 avril 1937 à Fougères-sur-Bièvre avec Marguerite
BEAUCHAMP.
·
Décédé le 23 mars 1985 à Blois (Loir-et-Cher).
Situation militaire (Lieu de recensement non connu)
Il a
travaillé sur le mur de l’Atlantique, par sabotage, il ne mettait qu’un sac de
ciment quand il en aurait fallu deux … (propos de Guy JOUSSELIN).
GERMAIN Pierre Maurice Eugène
État civil
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Né le 16 septembre 1920 à Fougères-sur-Bièvre.
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Menuisier.
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Célibataire.
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Décédé le 25 octobre 2012 à Blois.
Situation militaire (Fiche matricule n°784)
·
Exempté non récupérable : atrophie membre inférieur droit
(séquelle de paralysie infantile).
PINSARD Guy
État civil
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Né le 11 janvier 1924 à Paris (75014).
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Menuisier chez GOYER.
·
Célibataire.
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Décédé le 21 juillet 1991 à Fougères-sur-Bièvre.
Situation militaire (Fiche matricule non encore dans le domaine public)
RIBOD (RIBAULT) André Gilbert
État civil
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Né le 25 décembre 1899 à Paris (75008).
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Charpentier-couvreur chez Pierre BAILLY.
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Célibataire.
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Décédé le 11 juillet 1964 à Fougères-sur-Bièvre.
Se référer au paragraphe « Victimes du STO »
RIVERIN Jean
État civil
Situation militaire (Lieu de recensement non connu)
Nous
n’avons pas trouvé de trace de Jean RIVERIN.
Mercredi 16 août 1944 : réquisition
allemande
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D’après
Fougères-sur-Bièvre au XXe siècle par F COULON. 15 août 1944 Réquisition à Sambin. Coll AM
FB. |
Souvenirs de Gérard QUENIOUX
« Bernard et Raphaël QUENIOUX, Gilbert CHAUMAIS,
Roger MOREAU et son fils avec leur tombereau tiré par des chevaux partent en
direction de Saint-Claude-de-Diray pour transporter du matériel entreposé dans
le parc de la Boulas. Ils passent la nuit en Vienne. Le lendemain, la situation
parait dangereuse (tirs lors de la débâcle allemande), Roger MOREAU conseille à
son fils de fuir par la forêt. Il n’a jamais été retrouvé. »
7 Cas particulier de la famille PIORUNSKI
La famille PIORUNSKI a habité Fougères-sur-Bièvre au Montcrochet dès la fin de la guerre.
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Valérie,
Sophie et François PIORUNSKI. |
Sophie PIORUNSKI |
Témoignage oral de
Sophie PIORUNSKI recueilli par les élèves d’un lycée de Tours.
« Je m’appelle
Sophie DELÉTANG, née PIORUNSKI en Pologne à côté de Varsovie, dans une petite
commune qui s’appelait Wola-Blakowa. Tous les ans, mes parents qui étaient
employés dans une ferme venaient tous les ans dans le Nord de la France pour
faire la saison des betteraves. Cette année-là, l’année de la guerre, - moi je
suis née en 1936 – c’était en 1939, je ne sais pas par quel hasard, mon père et
ma mère m’ont emmené avec eux en France.
A la déclaration de
la guerre, mon père est parti avec les Français dans l’armée française et nous
avec ma mère, nous sommes restées en France. Elle n’avait plus qu’un but :
c’était de rejoindre notre oncle qui était cordonnier à Blaye à côté de
Bordeaux, ma mère voulait à tout prix le rejoindre. Entre la région du Nord où
nous étions jusqu’à Bordeaux, nous avons échappé aux Allemands, puisque les
Allemands faisaient la chasse aux Polonais. Mais malheureusement lords d’un
bombardement à Blaye, on a été arrêtées par les Allemands et emmenées au camp
de « La Lande » à Monts (Indre-et-Loire).
Il y avait quinze
baraquements, des femmes et des enfants, les hommes dans un autre baraquement.
Ce n’était pas une
vie très agréable. La nourriture faisait défaut et il y avait beaucoup de cas
de dysenterie car c’étaient des arrivages sur quinze jours : 15 jours de
rutabagas, 15 jours de navets, 15 jours de haricots verts, 15 jours de
carottes, etc. On avait aucun féculent, pas de pain. C’était vraiment de la
nourriture plus que sommaire. Les journées passaient comme ça, les femmes
s’occupaient : elles faisaient de la couture (des juives avaient été internées
dans ce camp puis déportées et avaient laissé sur place leur machine à coudre),
avec les couvertures et leur paillasse elle se faisaient des vêtements : des
manteaux et des robes, le temps passé, elles jouaient aux cartes, faisaient du
théâtre et chantaient.
Un jour, ma mère a
eu une proposition, la ferme d’à côté manquait de personnel : tous les hommes
étaient partis à la guerre, et il y avait une exploitation, quand même assez
importante, donc ma mère s’est portée volontaire pour aller travailler dans
cette exploitation. Elle y allait le matin, accompagnée d’un gendarme français.
Il accompagnait ma mère à la ferme, et le soir, il la ramenait sous bonne
escorte, elle était fouillée. Mais, elle a réussi quand même pour m’alimenter à
m’apporter du lait dans des bouteilles de sirop que la patronne lui donnait
avec de la farine et du sucre pour me faire des bouillies. J’ai donc réussi à
avoir une nourriture plus résistante que les rutabagas, les topinambours, etc.
… et puis le temps a passé, moi j’étais resté au camp, c’étaient les femmes du
baraquement qui me gardaient.
Comme ma mère
travaillait comme un homme dans les champs, il avait demandé au directeur du
camp, s’il n’y avait pas une possibilité de nous faire sortir du camp, cela a
duré encore un certain temps, on y était encore le 4 novembre 1941, car il y
avait beaucoup de choses à voir pour que nous puissions sortir du camp.
Heureusement, le jour est venu où nous sommes sorties, la sentinelle nous a
amenées à la ferme qui s’appelait la ferme de ‘La Gagneraie’ qui était juste à
proximité du camp. Le lendemain, ma mère est allée faire une charrette de foin
avec un cheval et une charrette, dans un champ qui appartenait au propriétaire,
et en passant devant le camp de La Lande, il y avait des cars avec les vitres
teintées en bleu : on séparait les femmes des enfants et des hommes. Ce sont
des cars qui sont allés en direction d’Auschwitz – les fours crématoires.
À une journée près
j’ai dû mon salut au fait qu’on a réussi à sortir du camp la veille. Voilà en
gros mon histoire. »
Discussion
- Il n’y avait pas
de policiers allemands dans le camp ?
« Il y avait des
gendarmes français pour la surveillance du camp, et il y avait un directeur qui
devait rendre des comptes à la Préfecture de Tours, et toutes les décisions
étaient prises au niveau de la Préfecture en collaboration avec l’armée
Allemande bien sûr, car quand ils faisaient des exactions (?) de juifs qui
étaient déportés au fur et à mesure de leur arrivage, c’étaient des gendarmes
français qui les accompagnaient, il n’y avait pas de sentinelles allemandes. »
- Avez-vous été
plusieurs à pouvoir sortir du camp ?
« Non, je crois que
ma mère a été le seul cas, tout le monde restait dans les baraquements à passer
son temps comme il le pouvait, mais ma mère qui était habituée à travailler
dans les champs comme un homme, elle, elle ne pouvait pas vivre comme çà et
puis de voir qu’on manquait de nourriture … elle n’avait qu’une idée c’était de
nous faire sortie de là. »
- Comment cette
sortie s’est-elle passée ? Avez-vous été choisies au hasard ?
« Ma
mère a demandé, elle était volontaire pour travailler dans la ferme d’à côté et
c’est à la suite de çà qu’on a pu sortir du camp. »
Ferme de 'La Gagneraie' à Monts.
Coll Patrice
& Martine VILLATTE.
Ce camp avait été ouvert en 1939
au départ pour les employés de la Poudrerie du Ripault. En 1940, après
l’armistice, le camp vide, fut réquisitionné par la Gestapo qui l’utilisa dès
lors comme « camp d’accueil pour étrangers ». Un nom derrière lequel se cachait
déjà le principe d’enfermement de populations jugées indésirables par le régime
nazi. Dans un premier temps, ce furent essentiellement des réfugiés, français
ou étrangers (Polonais, Allemands, Belges et Anglais) provenant essentiellement
des rafles exécutées par les Allemands dans les grandes villes de l’ouest qui y
ont été dirigés. On retrouve alors dans les deux convois de fin 1940 qui ont
amené environ 700 personnes à La Lande, de nombreuses personnes principalement
d’origine polonaise et en majorité des Juifs. Ces réfugiés habitaient dans le
nord-est de la France autour de Nancy, Metz, Strasbourg avant de fuir vers
l’ouest et le sud-ouest (la Gironde notamment) en mai 1940, là où ils furent
arrêtés.
Le camp de la Lande était
stratégiquement commode pour les Allemands, car situé à quelques centaines de
mètres seulement de la gare de Monts, qui se trouve sur la ligne ferroviaire
Bordeaux-Paris. Mais le camp de la Lande n’est pas qu’une histoire allemande.
En effet il était placé directement sous le contrôle de l’administration
française avec comme premier directeur un avocat de Tours.
Dans un premier temps, le camp
de la Lande reste malgré tout un lieu ouvert, et ses internés gardaient une
certaine liberté de mouvement. En revanche à partir de 1941, avec le
durcissement des mesures antisémites, le camp est entouré d’un triple réseau de
fils barbelés et devient un camp d’internement uniquement pour les personnes
juives.
D’après :
37degres-mag.fr
1942
(14
survivants recensés pour 422 déportés), sont remplacés en octobre de la même
année par plus de 300 femmes communistes de la région parisienne … Camp de ‘La
Lande’ à Monts (Indre-et-Loire).
Pendant ce conflit, le camp de la
Lande, l'un des camps construits à la fin de 1939 pour loger les ouvriers du
*Ripault et disposant de 26 bâtiments sur une superficie de
7,5
ha, est utilisé comme camp
d'internement : il est occupé, à partir de 1940 alors qu'il est vide de ses
occupants habituels, par des Juifs polonais
évacués
de Moselle
puis
refoulés de la région bordelaise, …
Ces derniers, transférés au camp de Drancy,
puis vers Auschwitz
en
septembre.
* La poudrerie
nationale du Ripault est une ancienne poudrerie installée sur le territoire de la commune
française
de Monts, dans le département d'Indre-et-Loire.
D’après :
fr.wikipedia.fr
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Figure 214 : Camp de ‘La LANDE’ - Stèle
commémorative. Coll Patrice & Martine VILLATTE.
8 Mais aussi les
prisonniers Allemands à Fougères-sur-Bièvre
D’après les souvenirs de Claude RAYNAUD, Nicole CYR (née LEMAIRE), Roger et Monique QUENIOUX, Guy JOUSSELIN, Annette PINON, Gilbert DELAILLE et Gérard QUENIOUX.
Des prisonniers allemands travaillaient :
·
Chez Olivier CARTEREAU, maçon au bourg
route de Sambin : deux prisonniers.
·
Chez Henri COLLIAU cultivateur route de
Feings : un prisonnier.
·
Chez Guy CORBIN, cultivateur au
Peu : un prisonnier. Henri CREYSSE, paysan originaire de Niederstein,
village à 20 km de Heidelberg. Après la guerre, la famille CORBIN est restée en
contact avec cet ancien prisonnier. Les enfants CORBIN ont toujours des
relations avec ses descendants. (Information Chantal CORBIN femme CARDOEN).
·
Chez Gaston DAVID cultivateur au Bourg :
un prisonnier Willy. Le petit-fils de Gaston, Jean Pierre DAVID est allé lui
rendre visite en Allemagne. (Information Guy JOUSSELIN).
·
Chez Maurice DELAILLE cultivateur au
Salvar : un prisonnier très gentil qui faisait pratiquement partie de la
famille car du même âge que les filles. Quand il recevait des colis de gâteaux
de sa famille, il les partageait avec nous. Quand il a été conduit à la gare de
Blois pour son retour en Allemagne, d’autres prisonniers racontaient les
difficiles conditions de leur captivité et les maltraitances subies :
c’était une honte pour nous ! Une correspondance a été entretenue avec ce
prisonnier après son retour en Allemagne. (Information Gilbert DELAILLE).
·
Chez Prosper FERRAND cultivateur au
bourg, rue de l’Église : un prisonnier qui s’est évadé.
·
Chez Edouard Roger GAUTHIER bourrelier au
bourg, rue de l’Église : un jeune de 16 ans, qui a reconnu Gilbert CHÉRY,
qui prisonnier en Allemagne, travaillait dans la même ferme que lui !
(Information Guy JOUSSELIN).
·
Chez Clovis LEDDET, cultivateur à La
Cheminée Ronde, deux prisonniers : Fritz, un jeune et Franz âgé d’environ
40 ans. Ils n’avaient pas les mêmes habitudes alimentaires que nous et ne
mangeaient pas d’huîtres ni d’asperges. (Information Roger et Monique
QUENIOUX).
·
Chez Robert LEMAIRE, cultivateur à
Fromentaux : un premier prisonnier Georges, jeune fragile venant de la
ville, pas habitué au travail de la terre et qui ne savait donc pas travailler,
puis Hugo. Ils mangeaient beaucoup de pommes de terre cuites en robe des champs
et couchaient à l’étage. Mon père est allé les chercher au camp des Allées à
Blois. (Information Nicole LEMAIRE femme CYR).
·
Chez Laurent PINON, charron au
bourg : deux prisonniers. Un premier prisonnier Gustav, très gentil, il
travaillait à l’atelier le fer et le bois, il était papa d’un petit garçon, sa
mère lui envoyait des colis. Il couchait dans une chambre à l‘étage. Malade de
la tuberculose, il est emmené à l’hôpital de Blois où il y est décédé.
(Information Annette PINON).
·
Chez Bernard QUENIOUX cultivateur à
Fourneaux, un prisonnier : Gunter. Gunter travaillait également chez
Raphaël QUENIOUX au Mousseau. (Information Gérard QUENIOUX).
·
Chez Michel TABOR receveur buraliste au
bourg : un prisonnier Ludwig SAULHEIMER (voir ci-après).
Les prisonniers allemands avaient coutume de se retrouver
le dimanche à Fourneaux, près de la Bièvre, chez LEMAIRE ou chez PINON.
Gunter et Franz se sont évadés mais ils ont été repris.
Gunter est ensuite reparti en Allemagne comme soutien de famille, son père et
son frère ayant été tués pendant la guerre. (Information Roger et Monique
QUENIOUX).
Mais, peut-être y en eut-il d’autres ? Où chacun a-t-il
été fait prisonnier ? Comment étaient-ils attribués ? Comment et
quand sont-ils arrivés à Fougères ? Comment étaient-ils surveillés ?
Quand sont-ils repartis ?
Les premiers prisonniers Allemands seraient arrivés au
printemps 1945 et repartis mi-1948.
Ludwig SAULHEIMER, prisonnier
allemand chez la famille TABOR d’avril 1945 à juillet 1948.
Quand Ludwig SAULHEIMER est-il arrivé à Fougères ?
Il travaillait à la ferme, il couchait dans le grenier au-dessus de la cuisine
qui avait été aménagé. Gilbert donnait à Ludwig de quoi fêter Noël avec ses
copains prisonniers. Ces derniers avaient émis l’idée de s’enfuir, Ludwig a
refusé. Gilbert lui avait dit que s’il voulait s’évader, il n’en ferait la
déclaration que plusieurs jours après.
Sur cette photographie, on peut distinguer Régis TABOR à gauche et Charles MINIER à droite debout devant le cheval noir, Ludwig SAULHEIMER montant le cheval noir, et sur la charrette, de gauche à droite : Virginie BOISSÉ et son fils, Régine GUERY-TABOR, ?, Denise TABOR-SARTON seconde femme de Gilbert TABOR, Éliane DUISIT-TABOR et Pierre MARTINEAU.
Gilbert correspondait avec lui pour les vœux de Nouvel
An, et il lui avait envoyé des plants de vignes. En Allemagne, Ludwig était
cultivateur, puis il est devenu maçon, il a construit sa maison à Wolfsheim.
Ludwig, en 1995, a repris contact avec Éliane DUISIT
(TABOR) à l’occasion de son anniversaire. Il est revenu plusieurs fois à
Fougères-sur-Bièvre demandant des nouvelles de tous ceux qu’il avait connu.
Merci de votre lecture. Merci de nous signaler toute erreur ou imprécision. N'hésitez pas à enrichir cet article par des informations complémentaires concernant les Morts pour la France et les prisonniers français ou allemands : lieux et conditions de capture, parcours jusqu'au stalag, conditions de vie dans le camp ou les commandos, parcours de retour en France et Photos…
Jeannine et Michel ROUX: michel-j.roux@orange.fr

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